Régions NORD-PAS-DE-CALAIS

« Les architectes force de propositions »

Mots clés : Architecte

Béatrice Auxent, qui exerce au sein du Conseil d’architecture, d’aménagement et de l’environnement (CAUE) du Nord, est présidente du conseil régional de l’ordre des architectes depuis novembre 2013.

Les architectes étaient réunis à l’occasion du salon Nordbat. Comment voyez-vous votre mission ?

Elle suit trois axes. Un premier, régalien, qui consiste à bien tenir une délégation de service public. Le Nord-Pas-de-Calais compte 1 020 architectes. Un deuxième, juridique, qui relève de l’intérêt à agir. La loi de 2011 nous donne la possibilité de défendre le métier d’architecte auprès des maîtres d’ouvrage publics : vérifier que la définition d’une mission est correcte, que sa rémunération est suffisante. Eviter le dumping de certains confrères. Et il nous faut être force proposition et là, c’est plus une volonté qu’une mission.

Un exemple ?

Sitôt élue, j’ai organisé une séance de travail pour définir ce que nous avions envie de faire. Sept commissions ont été mises en place : communication, avec pour objectif d’assurer une présence de l’architecture dans toutes les sphères où se pense la société de demain ; prospective d’évolution du métier, avec une ouverture sur le transfrontalier ; éthique et morale professionnelle, car cette profession exige l’exigence ; vie professionnelle – nous devons, par exemple, nous interroger sur le fait que la majorité d’étudiantes en école ne se retrouve pas dans les inscriptions à l’ordre – ; formation, information ; les sujets à traiter avec le conseil national, comme l’assurance professionnelle qui n’est pas satisfaisante dans le Nord-Pas-de-Calais ; enfin, les outils de la profession.

Vous n’exercez pas en agence votre métier d’architecte. Cela vous investit d’une responsabilité supplémentaire…

Disons que mon parcours n’a pas freiné mon élection. J’entends défendre l’entièreté du métier. Il y a deux manières de l’exercer : être maître d’œuvre ou pas. En défendant l’existence des CAUE, on défend la loi sur l’architecture de 1977. Le nouvel acte de décentralisation réclame de se repositionner sur les fondamentaux. L’architecte a cette capacité unique à transformer une idée en espace. Il est indispensable à la société.

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