Territoires Aquitaine

Légère reprise contrastée sur le logement

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel

Les chiffres de la construction 2014 marquent un net recul de la construction neuve au plan national. Mais, à l’échelle régionale, les disparités entre métropoles toujours actives et territoires périphériques ou ruraux moins attractifs s’accentuent d’autant. Dans la région Aquitaine, l’Observatoire de l’immobilier du Sud-Ouest (Oiso), émanation du Syndicat national des aménageurs lotisseurs (Snal) et de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) note un rattrapage en 2014 sur les ventes de terrains à bâtir et logements neufs après quatre années de tension sur le marché aquitain. Pas de reprise de la construction mais un regain d’activité concentré sur trois pôles où l’offre se maintient : la métropole bordelaise, le bassin d’Arcachon et la côte basque. Malgré des mises en chantier et une offre en baisse (- 25 % par rapport à 2013), la construction retrouve le niveau de 2010 (20 600 mises en chantier en 2014) et surtout les chiffres des ventes effectives en 2014 (terrains et logements en lot aménagé et promotion neuve) ont connu un rebond au 4e trimestre, lié à l’effet d’aubaine du dispositif Pinel. Néanmoins, depuis 2008, la production de logements baisse régulièrement, passant de 8,1 logements pour 1 000 habitants en 2008 à 6,4 en 2013 selon l’Oiso. Conséquence : on achète des terrains plus petits et des logements plus modestes.

Investisseurs surtout dans les agglomérations.

En matière de lots aménagés, les ventes pour la région Aquitaine s’établissent à 2074 (+ 9 %), à un prix moyen de parcelle de 99 808 euros (- 3 %) et une surface moyenne de parcelle de 723 m2 (- 4 %), cette dernière se rapprochant de la moyenne nationale (650 m2 en lot aménagé). La moitié de ces ventes sont réalisées en Gironde. Les plus grandes parcelles, qui font monter la moyenne et baisser les prix, se situent à distance des centres urbains où les opérations sont plus denses. Pour la métropole bordelaise, les chiffres 2014 de la promotion de logements neufs restent bons, avec 3 603 ventes (+ 5 %) à un prix moyen stable de 3 515 euros/m2. 68 % des ventes sont à des investisseurs (+ 7 %), une tendance qu’on retrouve dans les zones en tension, sauf sur le littoral où les acquéreurs occupants de résidences secondaires restent majoritaires. Dans le bassin d’Arcachon, l’observatoire note 410 ventes (+ 10 %) à un prix moyen de 4 464 euros/m2 (+ 6 %). Effet corollaire de la crise, la plupart des ventes de logements neufs dans les agglomérations sont le fait des investisseurs (jusqu’à 67 % dans l’agglomération bordelaise).

Résultat : la classe moyenne s’éloigne des centres urbains et le segment des prix moyens s’essouffle dans le périurbain. Alain Ferrasse, président de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) Aquitaine et Poitou-Charentes, demande aux élus « d’accélérer les permis de construire notamment en diffus », alors que l’offre ne correspond pas toujours à la demande sur la taille des logements, objet de discussions nourries entre élus et promoteurs.

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