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Le végétal local tiraillé entre passion et controverse

Mots clés : Démarche environnementale

Une nouvelle page s’ouvre pour le végétal local, avec la montée en compétence de l’Agence française pour la biodiversité, la formalisation de prescriptions techniques pour les acheteurs publics et la signature d’une première charte régionale. La définition et le champ d’application restent le sujet de discussions.

La tutelle de l’Agence française pour la biodiversité (AFB) conforte, depuis le 1er juin, l’assise institutionnelle des labels « Végétal local » et « Vraies Messicoles ». Créatrice du nouvel établissement public, la loi biodiversité d’août 2016 lui confie la coordination technique des conservatoires botaniques nationaux (CBN). Nouveau propriétaire des marques, l’AFB se substitue, dans cette mission, à la Fédération des CBN, qui a porté les labels depuis 2015 avec ses partenaires politiques, professionnels et techniques : les collectivités et l’interprofession du végétal représentées par les associations Plante & Cité et Val’hor, les associations fédérées par le réseau de l’Association française Arbres champêtres et Agroforesteries (Afac-Agroforesteries). Toutes ces parties prenantes ont respecté le cadre négocié en amont, avec ses listes d’espèces locales propres à chacune des onze régions bioclimatiques qui quadrillent le territoire métropolitain.

La consolidation institutionnelle ne met pas fin au débat catalysé par les labels, entre les milieux naturalistes et horticoles, et au sein même de chacun de ces deux univers.

Le congrès annuel de la Fédération nationale des producteurs horticulteurs pépiniéristes (FNPHP) revient sur ce sujet le 8 juin à Paris. La même fédération y avait consacré son séminaire annuel de janvier 2017, offrant une tribune aux passions déclenchées par les labels : chance historique pour les uns, chiffon rouge pour d’autres. « Quitte à passer pour un facho écolo auprès de ceux qui ont raté le coche, je vois dans ce mouvement une opportunité comme il ne s’en présente qu’une ou deux par siècle », n’hésite pas à triompher Laurent Chatelain, président de la pépinière éponyme qui fait partie des premiers labellisés, mais aussi président du groupement d’intérêt...

Vous lisez un article de la revue Paysage n° 400 du 16/06/2017
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