Entretien FORÊT

Le Val-Suzon, laboratoire culturel et naturel

Mots clés : Établissements de soins

Labellisée le 12 octobre, la plus petite des cinq « forêts d’exception » de France, à 15 km de Dijon, marie des ressources naturelles et culturelles foisonnantes avec une gouvernance coconstruite par l’Office national des forêts et les acteurs locaux. Le plan d’action qui résultera de l’étude paysagère en cours renforcera la perception de ses richesses.

La vue plongeante sur le coude du Suzon saisit le promeneur, au rebord du plateau karstique et desséché, après plusieurs kilomètres dans un taillis dense de chênes pubescents. Les affleurements rocheux exhalent des parfums méditerranéens. Ornithologue à l’Office national des forêts (ONF) chargé d’inventorier le site, Paul Brossault apporte la confirmation scientifique à l’impression de dépaysement : « L’alternance de combes froides et chaudes, puis de taillis sous futaie produit une exceptionnelle densité d’habitats. » Le peuplement français le plus septentrional de pouillots de Bonelli témoigne de l’hospitalité du site, pour une avifaune où les espèces habituelles en Bourgogne cohabitent avec des oiseaux familiers de climats plus chauds.

La modestie de la surface et de l’aura du Val-Suzon renforce la valeur démonstrative du label Forêt d’exception, défini comme un laboratoire de coconstruction avec les acteurs locaux

Archéo-géo-sciences

Quelques kilomètres plus loin, toujours sur le rebord du plateau et au bout d’une prairie desséchée que la forêt semble avoir renoncé à conquérir, les hommes du néolithique ont fermé une combe avec un mur défensif toujours debout : l’un des sept éperons barrés du Val-Suzon sert de point d’appui à la thèse de master 2 en archéo-géosciences, engagée pour trois ans en...

Vous lisez un article de la revue Paysage n° 394 du 29/11/2016
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