Territoires Savoie

Le tunnel du Chat se met aux normes

Mots clés : Normalisation - Marquage CE - Ouvrage d'art

Le tunnel du Chat n’est plus aux normes. Aussi, son propriétaire, le conseil général de Savoie, a lancé un programme de travaux qui comprend, d’une part, le creusement d’une galerie de sécurité et, d’autre part, la modernisation du tunnel routier existant. « Les élus ont fait le choix de ne pas creuser un deuxième tube pour les véhicules afin de limiter la fréquentation des poids lourds. La galerie sera dédiée à l’évacuation des usagers du tunnel, aux secours, et sera accessible aux piétons et cyclistes », précise Jean-Paul Cart, responsable du service études et travaux au sein de la direction des routes. Ce chantier d’envergure est réalisé par Eiffage TP, sous maîtrise d’œuvre de Systra.

La première phase, qui vient de commencer, comporte le percement de la galerie de sécurité, la création de quatre issues de secours reliant le tunnel à la galerie et la construction d’une station de ventilation à chaque extrémité de la future galerie. Le tout sous circulation ! Pour réaliser les 1 500 mètres de galerie, les équipes travaux ont opté pour un percement à l’explosif. « Nous avions étudié la possibilité d’un microtunnelier mais, compte tenu de la distance et de l’emprise contrainte du chantier, nous n’avons pas retenu cette solution », précise Tancrède Bonnet-Eymard, responsable du projet. Comme lors de tout percement de tunnel, les venues d’eau constitueront la principale contrainte technique. En attaque montante, l’eau sera canalisée sur le côté, puis traitée, avant d’être rejetée dans le milieu naturel. En attaque descendante, l’eau sera pompée avant d’être traitée. Cette première phase de travaux, qui doit s’achever fin 2016, sera l’occasion d’aménager un belvédère à l’entrée du tunnel, côté lac du Bourget.

Contraintes environnementales.

La rénovation du tunnel actuel aura lieu entre avril et novembre 2017, lors de la seconde phase durant laquelle il sera complètement fermé à la circulation. Un point déterminant dans le choix de l’entreprise attributaire du marché. Les équipes d’Eiffage TP ont en effet réussi à raccourcir la fermeture de quelques semaines. Par ailleurs, « les exigences en termes de rejet étaient élevées, souligne le responsable du projet. Le taux de matière en suspension dans l’eau rejetée devra être, en effet, de 30 mg/l, ce qui équivaut à une eau limpide ». Ces exigences ont nécessité l’installation d’une unité de traitement qui contrôlera en permanence le pH et les taux de matière en suspension. Vibrations, poussières, bruit seront aussi régulièrement vérifiés.

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