Régions Orléans

Le tram à quai cet été pour réparer les voies

La ligne A du tramway d’Orléans, entrée en service fin 2000, connaît une usure prématurée. Parmi les principales avaries, l’oxydation et la rupture du système d’attache, des selles d’ancrage cassées, etc. Jusqu’à présent, les solutions se sont limitées à une réduction de la vitesse à 20 ou 30 km/h sur certaines portions et la réparation des zones les plus critiques par l’insertion de selles neuves. Mais il faut désormais intervenir à plus grande échelle. La circulation du tramway sera donc interrompue durant six semaines cet été sur la partie de la ligne située au sud de la Loire, ainsi qu’à l’été 2018, afin de procéder aux travaux indispensables pour garantir la sécurité du trafic.

8,4 millions d’euros HT sur deux ans. Pour ce nouveau chantier, la métropole d’Orléans, qui a déjà dépensé 2,2 millions d’euros HT en réparation entre 2013 et 2016, a prévu un budget de 8,4 millions d’euros HT sur deux ans, dont 4,6 millions dès 2017. Les travaux vont consister à poser partout des selles métalliques neuves, à remplacer des rails, à améliorer les liaisons de retour électrique et à reprendre les assainissements de plate-forme, le tout sur une section de 2,4 km. D’autres travaux prévus ailleurs sur la ligne n’impacteront pas la circulation, notamment des consolidations de voie, le changement d’un appareil de dilatation… A l’issue de ces opérations, le revêtement sera remis en état (0,9 million d’euros HT supplémentaires).

Mais les réparations ne s’arrêteront sans doute pas là. La métropole a revu à la hausse son budget annuel d’entretien à 1,2 million au-delà de 2018 et envisage de remettre à jour son diagnostic dans deux ans. Une nouvelle campagne de travaux est d’ores et déjà identifiée pour la période 2019-2020.

Pour le président de l’agglomération, Charles-Eric Lemaignen (LR), cette situation est totalement anormale. « Ces installations sont faites pour durer trente ans et au bout de dix ans seulement, elles commencent à montrer des signes de fatigue », déplore l’élu, d’autant plus amer que « les problèmes sont apparus après l’expiration de la garantie décennale et qu’aucune réserve n’avait été mentionnée à la réception des travaux ». Un référé expertise est en cours, et en fonction de ses conclusions, l’agglomération n’exclut pas de se retourner contre Systra, qui était assistant à maîtrise d’ouvrage.

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