Architecture Cartographie

Le trait de côte en retrait

Mots clés : Etat et collectivités locales

La connaissance précise du recul du littoral métropolitain permet aux collectivités d’apporter une réponse appropriée.

C’est un signal fort. A Soulac-sur-Mer, en Gironde, l’immeuble « Le Signal » est devenu emblématique des ravages causés par le réchauffement climatique. En 1967, année de sa construction, le bâtiment se trouvait à 200 mètres de la côte Atlantique. Cinquante ans plus tard, il n’est plus distant de l’océan que d’une vingtaine de mètres… En 2014, ses habitants ont dû quitter les 78 appartements qu’ils occupaient, pour ce qui est aujourd’hui considéré comme la première expropriation climatique française. En cause ? La tempête Xynthia, qui s’est abattue sur l’Hexagone en 2010, mais aussi le recul inexorable du littoral, conséquence directe de la montée des eaux océaniques et marines.

Publiée à la fin 2015, dans le cadre de la COP 21, une cartographie dresse désormais un état des lieux officiel de l’évolution du trait de côte (limite entre terre et mer) observée en France métropolitaine entre 1920 et 2012. Résultats ? « 22 % du littoral est en recul d’au moins 0,1 m par an. Ce chiffre monte à 36 % si l’on exclut les falaises rocheuses stables. Pour les côtes basses meubles – les plages -, le phénomène d’érosion est perceptible sur 30 à 40 % du...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5917 du 14/04/2017
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