Technique et chantier

Le train de pose d’Eiffage Rail circule entre Rennes et Le Mans

Mots clés : Entreprise du BTP

Ferroviaire. Ce matériel long de 650 m avance à la vitesse de 1 500 m par jour. D’abord sur chenilles, il installe la voie nouvelle puis roule dessus.

Cette fois, ça y est ! Le chantier de la ligne à grande vitesse Bretagne – Pays de la Loire est vraiment entré dans sa phase ferroviaire avec la mise en service, au mois de janvier de cette année, du train de pose. Cette machine longue de 650 m n’a pas été commandée pour l’occasion. « Nous l’avions en parc. Enfin, pas tout à fait. C’est un matériel allemand, initialement conçu pour le renouvellement des voies, que nous avons modifié pour la pose et pour le rendre conforme aux réglementations françaises », précise Thomas Ercker, chef de chantier chez Eiffage Rail. Comme la plupart des hommes qui s’affairent autour de ce train, ce dernier parle allemand, le groupe Eiffage ayant développé sa compétence ferroviaire autour du rachat en 2004 de l’allemand Wittfeld et de son compatriote Heitkamp Rail GmbH en 2010. La tête du train, d’abord montée sur chenilles, est composée des engins de pose proprement dits. Suivent 19 wagons de traverses. Puis viennent un wagon pousseur de rail et 6 wagons de rails. C’est vers la queue du train que commence la première étape. Des sections de rails soudées, longues de 108 m, sont reliées les unes aux autres par les éclisses pour former deux longs rails de 972 m. Ils sont poussés depuis l’arrière et guidés le long du train par des arceaux munis de rouleaux fixés sur les flancs de tous les wagons. Arrivés à l’avant, ils sont saisis et tirés par un bouteur Caterpillar D6 dont le ripeur a été remplacé par un outil spécial. Voici donc deux longs rails de 972 m en partie soudés, en partie éclissés, posés sur un cordon de préballast épais de 20 cm, mis en place préalablement. C’est à ce moment que le train avance. Les traverses tombent tous les 60 cm, avec la précision d’un métronome, alimentées par les portiques mobiles qui circulent sur les wagons, vont chercher les traverses par paquets de 20 et les posent sur un tapis roulant. Parallèlement, deux bras hydrauliques jouent sur la souplesse des rails pour les saisir et les glisser sur les traverses où ils sont automatiquement fixés par un système d’attache rapide, dit « fast clip ». À ce moment-là, le train circule sur ses bogies. La tête du train, qui comprend toute la machinerie, reste sur le chantier où elle bénéficie d’un entretien et d’une maintenance quotidienne. Seuls les wagons d’approvisionnement repartent au dépôt chercher la ration quotidienne de matériaux.

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