Territoires Lyon

Le toit du parking des Halles se métamorphose

Mots clés : Stationnement

Conçu par l’architecte Jean Zumbrunnen, le parking des Halles va connaître une importante transformation. Ce bâtiment emblématique du quartier de la Part-Dieu à Lyon, qui se distingue par sa forme hélicoïdale, n’a jamais bénéficié de travaux de rénovation depuis sa construction en 1970. Outre des interventions sur l’étanchéité du toit-terrasse, la reprise des façades, le changement des éclairages et la mise aux normes accessibilité, la SEM Lyon Parc Auto (LPA), gestionnaire du parc de stationnement, souhaite aller plus loin en faisant de ce projet « un nouveau territoire d’expérimentation », souligne Louis Pelaez, son président. Aussi, ce parking abritera de nouveaux usages, comme un restaurant en rez-de-chaussée, une station de location de scooters électriques, un service de logistique urbaine qui assurera la livraison de colis par triporteurs électriques… sans oublier l’aménagement des 1 800 m2 du toit-terrasse.

Espace buvette, plantations et œuvre d’art.

Confié à l’architecte William Wilmotte, ce projet intégrera une œuvre de l’artiste chinois Mengzhi Zheng et un aménagement paysager d’Anne-Laure Giroud. « Nous allons supprimer la casquette métallique pour la remplacer par une verrière en toiture, qui permettra de faire entrer la lumière naturelle au cœur du parking », souligne l’architecte. Un escalier, tout en transparence, permettra de relier le niveau bas du toit à la terrasse haute.

L’œuvre de l’artiste, un double ruban jaune, partira du vide du noyau central et s’enroulera jusqu’en haut de la terrasse. Des modules architecturaux « ni ouverts, ni fermés, traversant et communiquant entre eux seront posés sur un sol de même couleur que le ruban. Chaque module sera le résultat d’un assemblage de rectangles pleins et de vides », souligne l’artiste. Pour répondre à la contrainte de capacité de portance de la toiture, la paysagiste Anne-Laure Giroud a opté pour des bacs textiles souples, de différentes tailles, qui abriteront des graminées, des arbustes et des arbres capables de résister aux conditions climatiques du site, ouvert à tous les vents. Les concepteurs ont travaillé sur l’implantation du « jardin » de sorte à ce qu’il mette en valeur le bâtiment, l’œuvre de l’artiste tout en créant des percées visuelles sur la ville.
Avec une capacité d’accueil d’une centaine de personnes, le toit-terrasse réaménagé proposera un espace buvette ouvert en journée. Ce projet, qui nécessitera 5 millions d’euros d’investissement, doit démarrer en début d’année prochaine pour une livraison attendue au 2e semestre 2017.

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