Territoires Puy-de-Dôme

Le thermalisme se refait une santé à Châtel-Guyon

Mots clés : Risque sanitaire

Passer de 6 000 à 10 000 curistes médicalisés chaque année. Et, par la même occasion, faire de Châtel-Guyon (Puy-de-Dôme) une station de référence en Europe sur le traitement des maladies de l’intestin. Tels sont les objectifs du groupe France Thermes. Fort d’une expérience réussie à Bagnoles-de-l’Orne (Normandie), le groupe va investir 32,8 millions d’euros – dont 5 millions d’euros de l’Etat, l’Europe, la région, la communauté de communes Volvic Sources et Volcans et la Ville de Châtel-Guyon – dans la construction d’un resort thermal et touristique de 15 000 m2 de surface de plancher.

Il s’agit d’un des plus importants projets portés par un groupe privé dans le secteur du thermalisme en France. Pour la Caisse des dépôts, qui apportera 42 % des fonds nécessaires à l’opération immobilière, ce projet « exemplaire et emblématique » fait figure de modèle national. Concrètement, ce bâtiment contemporain sera composé de deux centres de médecine thermale, d’un spa, d’un restaurant, d’une résidence de tourisme de 100 chambres, d’une résidence pour personnes âgées de 68 appartements, d’un centre de recherche et de formation, de salles de réunion et d’activité et de boutiques. Un système de géothermie basé sur la récupération des eaux thermales de rejet sera développé pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire. Le resort sera construit sur l’actuel parking. Les anciens thermes, datant des années 1970-1980, seront rasés pour laisser place à un parc de stationnement paysagé.

Approche urbanistique.

L’agence DGA Paris, chargée de la maîtrise d’œuvre, était consciente du risque de pertes de repères et d’appropriation pouvant affecter un programme de cette ampleur. Pour éviter cet écueil, l’architecte Pierre Diener explique « avoir pris le parti d’une approche proprement urbanistique de la distribution des fonctions et des volumes, avec pour objectif d’assurer en tous lieux la lisibilité, la compréhension et l’appropriation des lieux par la clientèle et les visiteurs. »
Le bâtiment sera traversé par une galerie intérieure assurant le lien entre les composantes du programme. L’identification de chaque espace passera par des vocabulaires architecturaux différents, rappelant l’histoire de la cité thermale avec des notes Art déco et Belle Epoque pour les résidences. L’établissement thermal en rez-de-chaussée reflétera quant à lui l’évolution des pratiques, avec une prédominance de façades et toitures vitrées. Le début des travaux est programmé pour la fin 2016, avec une livraison à mi-2018. France Thermes reprendra l’exploitation de la SEM Châtel Développement le 1er janvier 2017. 

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