Régions Toulouse

Le téléphérique urbain prend de la hauteur

Le syndicat mixte des transports de Toulouse Métropole a attribué, fin décembre, le marché de conception- réalisation-maintenance du téléphérique urbain sud (TUS) à un groupement conduit par Poma. Le constructeur isérois s’est entouré d’Altiservice (filiale d’Engie spécialisée dans la gestion en délégation de service public de domaines skiables), de Bouygues Travaux Publics Régions France, des bureaux d’ingénierie Systra (spécialisés dans le transport public) et Seti (pour les infrastructures) et du cabinet d’architecture Séquences. L’investissement s’élève à 54 millions d’euros.

Premier projet de cette envergure porté par une collectivité française, le téléphérique urbain toulousain permettra de relier trois sites importants du sud-ouest de la Ville rose : l’Oncopole (10 000 emplois), le CHU de Rangueil (210 000 consultations par an) et l’université Paul-Sabatier (30 000 étudiants). Un tracé long de trois kilomètres dans « un secteur accidenté, générateur de déplacements et d’emplois, qui cumule les handicaps avec une colline, un fleuve, une voie ferrée, un périphérique et un site Seveso », commente Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole, pour justifier le choix de ce mode de transport innovant.

Garanties de performance et de sécurité. Appelés à arbitrer entre la solution mono câble et la technologie 3S (un câble tracteur, deux câbles porteurs), les élus du Syndicat mixte des transports en commun (SMTC) Tisséo ont opté pour la seconde. Certes plus chère de 10 millions d’euros, cette option « apporte de véritables réponses en matière de performances, de sécurité et d’intégration urbaine et environnementale ; il limitera en outre les aménagements au sol », assure Jean-Michel Lattes, président du SMTC Tisséo.

Conçue pour fonctionner malgré un vent pouvant souffler jusqu’à 108 km/h, l’infra structure, soutenue par cinq pylônes porteurs, sera équipée d’un dispositif de sécurité autorisant un rapatriement des cabines dans l’une des trois stations aménagées le long du tracé. Quelque 1 500 voyageurs pourront y circuler toutes les heures. La mise en service du téléphérique est prévue pour le début de l’année 2020.

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