Territoires Nord-Pas-de-Calais

Le Scot du Grand Douaisis, lauréat de l’appel à projets Plan de paysage 2015

Mots clés : Aménagement du territoire

L’inscription du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais au patrimoine mondial de l’Unesco au titre de « paysage culturel évolutif » a changé le regard des élus sur leur territoire, qui ont pris conscience de sa valeur paysagère et de l’enjeu que celle-ci recèle. Qu’il soit naturel ou qu’il résulte d’activités économiques, le paysage apparaît désormais comme un levier de développement potentiel, dont la reprise en main peut permettre de porter un projet touristique, de lutter contre l’étalement urbain, ou encore d’adapter le territoire au changement climatique. C’est notamment le cas dans le Grand Douaisis, où de nombreuses réflexions et actions sont menées par des acteurs divers et variés. D’où l’idée de s’appuyer sur les dynamiques en place pour construire un projet global pour l’ensemble des paysages de ce territoire par le biais de la révision du Schéma de cohérence territoriale (Scot).

Passer d’un paysage subi à un paysage construit.

Constitué de 56 communes et deux intercommunalités (communauté d’agglomération du Douaisis et communauté de communes Cœur d’Ostrevent), le Grand Douaisis est riche d’une palette de paysages très contrastés, du plus rural au plus urbain, des paysages qui ont absorbé des mutations lourdes et sont encore pour certains sous pression. L’objectif est de retourner l’approche pour passer d’un paysage subi à un paysage construit, en entrant dans l’aménagement par la question paysagère. Partagé comme une valeur sociale et sociétale, le paysage devient, en effet, un vecteur d’image et d’attractivité.

Cette démarche partenariale n’a pas échappé au ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, qui vient de retenir le Scot du Grand Douaisis parmi les 25 lauréats (le seul du Nord-Pas-de-Calais) de l’appel à projets Plans de paysage 2015. Concrètement, le Scot va bénéficier d’un soutien financier de l’Etat, à hauteur de 30 000 euros. A celui-ci s’ajoutera un soutien méthodologique, à travers le Club national Plans de paysage, qui regroupe les services de l’Etat, le Cerema (centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement) et les lauréats du premier appel à projets datant de 2013.
Les attendus sont nombreux : le plan doit permettre d’aborder des thématiques aussi différentes que la nature en ville, le paysage/énergie, le patrimoine, le paysage/biodiversité ou le paysage agricole. Plusieurs sites à enjeux ont déjà été identifiés, sur lesquels une attention particulière sera portée : terrils de Pecquencourt-Rieulay, Germignies et de l’Escarpelle, entrées nord et sud de l’agglomération de Douai, chevalement d’Anhiers, étangs de la Sensée ou encore RD645, support d’une urbanisation dense et désorganisée. Lancée cet été, l’élaboration se déroulera sur dix-huit mois pour une mise en œuvre parallèle à la révision du Scot, qui débutera en 2016.

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