Architecture Technique Outil numérique

Le scan 3D facilite l’implantation de matériels

Les locaux techniques du Louvre ont été numérisés pour mieux organiser le renouvellement des équipements.

Comme tout établissement recevant du public (ERP), le Louvre doit remplacer régulièrement ses équipements techniques. Pour éviter d’être lié à un seul fournisseur, le musée parisien profite de ces renouvellements pour changer la marque de ses matériels. En décembre 2015, la décision a ainsi été prise de remplacer les 50 armoires de traitement d’air qui alimentent en air neuf les salles d’exposition de l’aile Richelieu. Des systèmes dont l’installation remonte à 1993. Ce renouvellement engendre plusieurs problèmes : les nouveaux dispositifs sont de dimensions différentes et les branchements ne sont pas les mêmes. Cette difficulté est encore accentuée par la configuration des locaux techniques : 25 salles exiguës situées le plus souvent dans les combles, avec des hauteurs sous plafonds différentes et un dense réseau de gaines. « Autre facteur aggravant, les nouveaux équipements devront transiter par des trappes, dont certaines sont obstruées par des gaines », précise Cédric Barribaud, technicien chez Atèn, bureau d’études technique qui mène les études pour le compte d’Engie Axima.

Afin d’organiser au mieux les opérations, l’entreprise a choisi de faire exécuter des relevés des locaux techniques au scanner laser 3D. Les premiers ont été effectués en janvier avec un scanner laser 3D de Faro. « Pour les espaces les plus petits, d’environ 25 m², cinq stations étaient nécessaires afin de former, après recoupement des relevés, un seul nuage de points et produire une vue à 360 ° du local », explique Jean-Jacques Rabouan, gérant d’Alvetech, l’entreprise chargée des relevés 3D.

Réaliser les travaux virtuellement.

Une fois le nuage de points d’un local récupéré, Cédric Barribaud commence par l’intégrer dans son logiciel de maquette numérique afin de positionner les nouveaux équipements en 3D. « Si les nouveaux modèles sont tous de la même marque, il s’agit à chaque fois ou presque de références spécifiques à adapter à des configurations quasi uniques », précise Cédric Barribaud. La plupart des nouvelles armoires de traitement d’air sont plus profondes, plus hautes et moins larges que les anciennes. Grâce au nuage de points, Atèn a pu mener des études sur mesure pour chaque armoire, en ajoutant un porte-filtre et des manchettes souples dans les dimensions ad hoc. Chaque fois, l’entreprise a tenu compte de la configuration spécifique des lieux, des branchements et des adaptations aérauliques et hydrauliques à réaliser sur les appareils. L’ensemble des relevés est terminé depuis fin avril et les études doivent être achevées avant fin 2016. Les travaux, qui ont déjà débuté, s’échelonneront jusqu’en octobre 2017.

Le maître d’ouvrage ne disposera pas d’une maquette numérique complète, mais récupérera au final le nuage de points de chaque local technique de cette zone, ainsi que les principales caractéristiques des nouveaux équipements, tels que les débits d’air, d’eau, et la référence exacte du système mis en place. Le coût des études représente un investissement de 7 000 euros HT. Cette solution offre une lisibilité des plans améliorée pour tous les intervenants du chantier.

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