Régions Grand Ouest

Le salon Artibat 2016, témoin d’une reprise très attendue

Mots clés : Architecte - Bâtiment d’habitation individuel - Travaux publics

– 3,2 % Baisse de l’activité des architectes bretons selon l’étude de la MAF (travaux de 2014 déclarés au 31 décembre 2015).

40 entreprises participent, le 14 octobre, à une journée avec les étudiants en génie civil de l’IUT de Saint-Nazaire.

+ 23 % 3 700 logements ont été mis en chantier sur un an en Maine-et-Loire.

Du 19 au 21 octobre se tiendra, à Rennes, la 15 édition du salon Artibat. « Avec un panel de 1 000 exposants, nous attendons 40 000 visiteurs », espère sa directrice Valérie Sfartz. Au fil des éditions, ce salon, organisé par la Capeb des Pays de la Loire, n’a cessé de croître au point que l’événement a dû déménager de Nantes à Rennes pour pouvoir accueillir les visiteurs professionnels dans les meilleures conditions. Ce salon régional, positionné sur le Grand Ouest, joue désormais dans la cour des grands événements nationaux. Salon organisé tous les deux ans, en alternance avec Batimat, Artibat est le plus grand événement français de l’année dédié à la filière BTP.

Avec pour thèmes le « bâtiment responsable » et l’innovation, cette 15 édition devrait également être placée sous le signe d’une reprise économique très attendue. Selon une étude réalisée par la Cerc (cellule économique régionale de la construction) des Pays de la Loire, à l’échelle des quatre régions historiques correspondant à la zone d’influence du salon (Bretagne, Pays de la Loire, Basse-Normandie et Poitou-Charentes), à fin juin 2016, les mises en chantier de logements progressent de 9,3 % en année glissante. Le collectif (+ 10,9 % de chantiers) poursuit un affermissement déjà amorcé en 2015 mais l’individuel retrouve des couleurs cette année avec une progression de 8,1 %. Le secteur des bâtiments non résidentiels, hors locaux agricoles, est également orienté à la hausse (+ 7,6 %).

Les promesses de l’entretien-rénovation.

La reprise est avant tout portée par le marché de la construction neuve. A l’image du nombre d’éco-prêts à taux zéro distribués dans le Grand Ouest (- 7,2 % en 2015), les promesses de l’entretien- rénovation se font toujours attendre. Pourtant, le potentiel est considérable. « Avec 23 % des résidences principales construites avant 1946 et 71 % avant 1990, les besoins en travaux d’entretien-rénovation devraient mobiliser massivement les entreprises locales », note la Cerc. « Les artisans, tous corps d’état confondus, commencent à être très sollicités, mais surtout sur le neuf, constate en effet Thierry Lanfant, secrétaire général de la Capeb des Pays de la Loire. Et, bien sûr, il y a toujours de fortes disparités entre les territoires et des prix qui restent bas. » En Bretagne, André Abguillerm, peintre dans le Finistère et président de la Capeb régionale, note « un frémissement de l’activité » même s’il déplore qu’elle reste encore surtout concentrée dans le bassin rennais. Globalement, les entrepreneurs semblent retrouver confiance. En témoigne la progression de 5 % du nombre d’apprentis. « La situation devenait urgente car, sur les cinq dernières années, nous avons perdu, en nombre d’apprentis, l’équivalent d’un CFA sur les quatre que compte la Bretagne », explique André Abguillerm.

Incontestablement, à l’exception des travaux publics qui manquent encore de visibilité en raison du recul des investissements des collectivités depuis 2013, la construction se porte mieux. Cette reprise devrait durer, particulièrement dans le Grand Ouest où la croissance démographique, supérieure à la moyenne nationale, entraînera des besoins en logements et en infrastructures. Mais les entreprises doivent garder la tête froide. « Les périodes de reprise sont toujours délicates car les entreprises peuvent se fragiliser en prenant beaucoup d’affaires alors que leurs trésoreries ont été détruites par la crise et qu’elles manquent de fonds propres », prévient Thierry Lanfant. Pour Philippe Ghazarian, directeur d’agence nantaise de BTP Banque, « c’est une période sensible et, plus que jamais, les entreprises doivent sécuriser les paiements et bien gérer le poste client ».

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