Ca fait debat

Le RSI survivra-t-il à la présidentielle ?

L’idée de supprimer le Régime social des indépendants est plus que jamais d’actualité. De nombreuses interrogations restent en suspens.

Quel que soit le nouveau président de la République élu le 7 mai, le Régime social des indépendants (RSI) entrera en terre inconnue. Les cinq prétendants en tête des sondages se sont engagés à refonder l’organisation du RSI, qui représente 2,8 millions de cotisants et 6,6 millions d’assurés. De sa suppression au profit d’une intégration des artisans au sein du régime général de la Sécurité sociale à une réforme de fond en comble, chacun propose d’en finir avec les dysfonctionnements dénoncés avec plus ou moins de véhémence par des artisans, des commerçants et des professions libérales.

Un passif lourd

Parmi les adversaires les plus virulents du RSI, le Syndicat des indépendants (SDI), qui revendique 25 000 adhérents, ne cache pas sa satisfaction. « Le RSI est sur la sellette, note Marc Sanchez, son secrétaire général. On ne demande pas sa suppression par principe, mais, malgré quelques améliorations, il est déconsidéré aujourd’hui, avec des calculs de cotisations inappropriés, la rupture de la couverture des droits, des prestations non fournies ou l’impossibilité de communiquer avec les plates-formes. Il est temps de tourner la page. »

« Pendant des années, le système informatique du réseau Urssaf n’a pas été capable de gérer les comptes des indépendants . » Philippe Magrin, président de la commission de la protection sociale et des études techniques du RSI

Il est vrai que le RSI paie encore son...

Vous lisez un article de la revue MEI n° 5918 du 21/04/2017
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