Design

Le réveil de la simplicité Salon de Milan

Mots clés : Architecture intérieure - Bâtiments d’exposition

Entre les 24 pavillons de la Fiera située à Rho et le Fuorisalone, expositions disséminées en ville dans les showrooms et dans les beaux palais XVIIIe, le salon du meuble de Milan a conforté son rôle de rendez-vous design international incontesté *. Tour d’horizon des propositions les plus intéressantes de cette 54e édition qui s’est déroulée du 14 au 19 avril.

En écho à « Beyond the New », le manifeste écrit par Hella Jongerius et la critique Louise Schouwenberg qui appelle à un retour aux fondamentaux du design et à l’arrêt de cette course effrénée à la nouveauté et à la surconsommation, trois designers industriels « purs et durs », réputés pour la rigueur de leurs créations, auront marqué cette édition 2015 : Jasper Morrison, Konstantin Grcic et Ronan et Erwan Bouroullec. En guise d’avant-première à la rétrospective que lui consacre le Centre d’innovation et de design du Grand-Hornu (Belgique) du 10 mai au 13 septembre, Jasper Morrison pouvait certainement occuper les trois marches du podium « good design ». Primo, avec Alfi, la chaise utra sobre en coque moulée – un composite 100 % recyclé à partir de 92,5 % de polypropylène et 7,5 % de fibres de bois – et pieds en frêne qu’il vient de dessiner pour la marque américaine Emeco. Secondo, avec un chargeur multiprise USB pour Punkt, la société suisse dont il est directeur artistique et, tertio, avec Superloon, un nouveau lampadaire présenté chez Flos dans le showroom du corso Monforte qui fêtait par la même occasion le 10e anniversaire de son réaménagement par le designer britannique. De son côté, Konstantin Grcic, tout comme les Bouroullec d’ailleurs, ne se lasse pas d’explorer avec créativité le potentiel des savoir-faire industriels. Chez Magis, outre une table venant étoffer cette année sa famille de sièges à structure en fil d’acier Traffic, le designer allemand dévoilait un fauteuil indoor/outdoor Sam Son, au nom et à la silhouette de bande dessinée. Réalisé en rotomoulage avec un plastique rigide pour la base (quatre pieds façon pilotis) et un polymère plus élastique pour l’assise et le dossier/accoudoirs évoquant un gros boudin de pate à modeler, ce fauteuil inclassable stylistiquement...

Vous lisez un article de la revue AMC n° 243 du 01/07/2015
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