Territoires Nancy

Le réservoir d’eau potable se fond dans le paysage

Mots clés : Qualité de l'eau - eau potable

Totalement enterré, le nouveau réservoir d’alimentation en eau potable de l’agglomération nancéienne se caractérise par « l’absence de consommation d’espace public, une première en France pour un tel ouvrage », souligne Sébastien Fritz, chef du service études et travaux hydrauliques au Grand Nancy. La nouvelle métropole l’installe en bordure du parc public Richard-Pouille, qui jouxte déjà son usine de traitement à Vandœuvre-lès-Nancy. L’espace restera public alors que les alentours des réservoirs sont souvent des sites fermés. Le travail d’intégration paysagère accompli par la maîtrise d’œuvre permettra de fondre l’ouvrage dans son environnement. La configuration des lieux détermine à la fois les dimensions et la structure du réservoir. Dans une emprise limitée de 7 000 m2, il adopte une atypique forme allongée de 180 m pour une profondeur de 14 m.

Pieux en béton armé.

Pour pallier la présence d’une couche argileuse sujette au retrait-gonflement, l’ouvrage s’appuie dans la couche inférieure de marne, à – 25 m, au moyen de 340 pieux en béton armé, forés depuis la surface. L’enveloppe du réservoir est réalisée en paroi lutécienne : 160 pieux périphériques, reliés par des voiles en béton projeté.

Alors que l’unique réservoir de tête actuel de l’agglomération affiche 12 000 m3 de capacité, les 30 000 m3 de ce second ouvrage quadrupleront son temps d’autonomie en eau, pour le porter à au moins 12 heures. Le nouvel équipement constitue une étape vers une autre mesure de sécurisation : la création d’une seconde source d’alimentation sur la Meurthe, en plus de celle sur la Moselle.

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ENCADRE

Maître d’ouvrage : Grand Nancy. Maîtrise d’œuvre : Hydratec Setec, Verdier-Tappia (architecte), Thalgott (paysagiste), Terrasol (géotechnique). Entreprises : groupement Vinci Construction France, Botte Fondations (sous-traitant). Durée des travaux : du printemps 2016 à l’été 2018. Coût : 22,5 millions d’euros HT, dont 35 % pris en charge par l’Agence de l’eau Rhin-Meuse.

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