Actualité des marchés Gestion et Professions

Le remaniement du modèle économique des intermédiaires fragilise-t-il la profession ?

Mots clés : Gestion immobilière - Métier de l'immobilier - Travail

La loi Alur a entraîné de profondes modifications à la profession des intermédiaires immobiliers (agents, administrateurs de biens, syndics de copropriété ou marchands de listes) et couvre un spectre très large de sujets, modes de rémunération inclus. Cette réforme, sans précédent depuis la loi Hoguet de 1970, tend à durcir la régulation du secteur en vue de renforcer la confiance des consommateurs à l’égard de ces professionnels. Objectif atteint ? Réponses croisées de deux figures tutélaires.

Il y a un vrai problème de perception de notre secteur

D’une façon générale, le remaniement du modèle économique des syndics et des agents immobiliers comprend des améliorations certaines. Il marque notamment une vraie volonté de renforcer la transparence à l’égard des clients et tiers des agences immobilières, ce qui constitue une avancée positive dans le sens de la confiance. Pour évoquer la réforme plus en détail, je souhaiterais aborder certains de ses aspects spécifiques. D’abord, la remise en cause de l’équilibre des honoraires entre le locataire et le propriétaire : pour moi, c’est là le signe d’un vrai problème de perception et de connaissance de notre secteur. Avec cette mesure, les bailleurs comme les agents immobiliers sont une fois de plus stigmatisés. On méconnaît le modèle économique des agences immobilières : il s’agit de TPE aux taux de rentabilité bien plus faibles que ne le laissent croire les stéréotypes largement répandus. Il en va de même pour les propriétaires. N’oublions pas que plus de 95 % du parc locatif appartient à des bailleurs privés. Alors qu’ils ont déjà pris un risque, et souvent emprunté pour investir, on voudrait leur faire supporter plus d’honoraires. C’est injuste et biaisé. À mon avis, les bailleurs sont des agents économiques essentiels, et un statut du bailleur privé devrait être mis en place afin qu’ils soient reconnus comme tels.

Le principe du forfait pose plusieurs difficultés

La forfaitisation du contrat de syndic apporte deux difficultés principales. La première réside dans l’obligation d’intégrer au forfait...

Vous lisez un article de la revue Operations Immobilieres n° 79 du 02/11/2015
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