Territoires Mulhouse

Le quartier Fonderie revisite le patrimoine industriel

Mots clés : Conservation du patrimoine

Le Km0 de Mulhouse n’est plus seulement un concept. Début 2017, il rassemblera des start-up, des entreprises confirmées, des établissements de formation et un fab lab afin de sceller le mariage de l’industrie et du numérique dans une ancienne usine du quartier Fonderie. DeA Architectes conçoit la restructuration des 11 000 m2 autour de ses emblématiques sheds. « Ils abriteront l’espace central composé d’avenues intérieures qui faciliteront la communication entre les occupants », complète Guillaume Delemazure, gérant du cabinet mulhousien. S’il s’inscrit dans les objectifs de développement des collectivités, le projet est d’initiative privée, porté par une SCI, rejointe en octobre à 49 % par la Caisse des dépôts pour financer les 6 millions d’euros de travaux qui débuteront en février.

Le bâtiment de cette « cité numérique » a vu naître, à la fin du XIXe siècle, la Société alsacienne de constructions mécaniques (SACM), ancêtre d’Alstom et d’Alcatel. Son emplacement correspond au point de départ de l’une des premières lignes françaises de chemin de fer, d’où son nom, référence au kilomètre zéro. A l’échelle du quartier Fonderie, c’est plutôt le point final d’une transformation urbaine. Grâce au Km0, la ZAC lancée en 2005 boucle quasiment ses 60 000 m2 tertiaires. La figure de proue en est le campus universitaire installé depuis 2007 dans l’ancienne SACM par le cabinet Mongiello & Plisson.

Lien avec le centre-ville.

Quant au volet habitat de la zone, il prévoit encore 200 constructions neuves à venir pour atteindre son objectif final de 68 000 m2. « Depuis l’origine de la ZAC, les investissements privés se montent à 187 millions d’euros. Il reste à travailler le lien avec le centre-ville et la gare toute proche, ainsi que le rapport à l’eau le long du canal de l’Ill, sur la base d’un schéma directeur », expose Stephan Muzika, directeur général de l’aménageur la Serm, rebaptisée Citivia SPL.
Parmi les nouveaux logements, 36 lofts prendront place, fin 2016, dans un autre ancien bâtiment de la SACM, lui aussi représentatif du patrimoine industriel, avec ses briques rouges, sa charpente métallique porteuse, ses poutrelles en fer, ses 144 grandes fenêtres. Incluant un restaurant et une salle de sports, le programme occupera 5 000 m2. « La façade sera conservée, mais l’intérieur sera restructuré autour d’un patio central végétalisé qui distribuera la lumière naturelle », précise Jean-Marc Lesage, architecte associé du maître d’œuvre DRLW et codirigeant de la société porteuse, Loft Company.

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