Territoires La Rochelle Agglomération

Le quartier bas-carbone Atlantech démarre

Mots clés : Etat et collectivités locales

Le premier parc bas-carbone du Sud-Ouest sera rochelais. « La Communauté d’agglomération de La Rochelle (CdA) a voulu créer un parc bas-carbone exemplaire à l’échelle européenne, démonstrateur en termes de performances, dédié à la filière du bâtiment durable et à la transition énergétique sur les 27 ha d’une friche militaire située à Lagord », explique François Ferron, directeur du pôle aménagement de la CdA. Le programme prévoit un parc d’activités pour les entreprises liées à l’efficacité énergétique, une plate-forme technologique pour tester grandeur nature des innovations, un centre de formation des apprentis (CFA) dédié au bâtiment durable, une zone tertiaire où s’installera le nouveau siège régional du Crédit agricole, 300 logements (dont 40 % de logements sociaux) et 200 studios pour les apprentis du CFA. Enfin, un parc public de 6 ha fera le lien entre le quartier et la ville.

Règles d’urbanisme définies.

Emmanuelle Rombach, chef de projet de l’agence G. Studio (Strasbourg), mandataire de la maîtrise d’œuvre urbaine, nous explique sa démarche : « Pour réaménager cet espace, nous avons défini des règles d’urbanisme permettant de réduire l’empreinte carbone de tous les ouvrages, bâtiments et voiries. Une attention qui va de l’implantation des bâtiments au choix des matériaux, mais aussi à la qualité de l’air intérieur et des espaces à vivre. De l’ancienne base aérienne, nous recyclons les voiries en béton, concassées sur place, qui servent à structurer les nouvelles voies et aires de stationnement. » Seul un hangar, la halle Tipée, sera réhabilité par le cabinet nantais AIA pour tester la performance énergétique des enveloppes extérieures à l’échelle 1.

Le travail se veut collaboratif : « Nous avons développé un programme pour les maîtres d’œuvre qui intègre les paramètres du bilan carbone dès la conception. Le bas-carbone ne consiste pas forcément en des matériaux bio-sourcés mais en des règles d’un seuil maximal de consommation d’énergie par m2. On peut croiser les matériaux mis en œuvre avec leur énergie grise et la performance du système d’exploitation. Par exemple, le nouveau siège du Crédit agricole est en structure béton-aluminium mais utilise la géothermie profonde. Avec Colas, nous avons élaboré un outil de contrôle continu de l’énergie consommée en phase chantier : déplacements, camions, apports de matériaux. Pour les bâtiments, nous sommes vigilants comme urbanistes aux systèmes d’exploitation, mais aussi à l’orientation optimale des bâtiments pour favoriser l’éclairement et les cheminements naturels, grâce à une plate-forme collaborative. Pas de plan-masse imposé, mais des outils collaboratifs pour laisser à chaque équipe sa liberté en termes d’esthétique et de matériaux », conclut Emmanuelle Rombach. Le projet évolutif pourra inclure un réseau smart grid et une ferme photovoltaïque.

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