Régions Nantes

Le projet du futur CHU se précise

Mots clés : Établissements de soins

Ce sera le premier investissement hospitalier français des années à venir avec un budget de 953 millions d’euros. Après deux ans d’études, le futur hôpital de l’Ile de Nantes, imaginé par l’agence belge Art & Build, avec Pargade Architectes, Artelia et Signes Paysages, se précise et l’avant-projet sommaire (APS) a été validé fin juin. « Cet APS arrive dans les temps et le projet est déjà lancé avec les premières démolitions des hangars portuaires », s’est félicité Philippe Sudreau, directeur général du CHU.

« Nous avons étudié les plans au 1/200e et les fonctionnalités d’ensemble du projet CHU », explique Lætitia Micaelli-Flender, directrice adjointe du CHU qui pilote l’opération. « C’est une œuvre collective qui a mobilisé 850 personnes à travers 57 groupes de travail utilisateurs, 150 réunions dont une centaine avec les équipes de maîtrise d’œuvre. Nous avons transmis plus de 1 260 demandes d’amélioration aux architectes, lesquels, en retour, nous ont proposé 120 nouveaux plans pour améliorer le projet », poursuit-elle. Les modifications ont essentiellement porté sur l’optimisation des circuits et des parcours patients, la prise en compte des évolutions technologiques et l’intégration de la recherche. « La confrontation a été riche mais la bonne nouvelle est que nous sommes restés fidèles à nos ambitions initiales », témoigne l’architecte Jean-Philippe Pargade, qui veut à tout prix « sortir du modèle de l’hôpital-machine ».

En continuité de l’espace urbain. Issu du regroupement des sites Hôtel-Dieu et hôpital Nord-Laennec, le projet a été pensé comme un « quartier hospitalier ». Il devrait s’inscrire en continuité de l’espace urbain avec un maillage de rues piétonnes, de jardins et de places. A l’horizon 2026, les différents bâtiments seront ainsi regroupés autour d’un plateau technique, soit une surface de 225 000 m2 sur une emprise de 10,1 hectares. L’entrée principale sera située à l’ouest, dans l’axe du pont des Trois-Continents où devrait passer la future ligne de tramway. Le projet a prévu un emplacement possible, au nord, pour le site René-Gauducheau de l’Institut de cancérologie de l’Ouest (ICO), mais ce transfert est loin d’être acté, les médecins ayant voté contre à une large majorité, notamment pour des raisons financières.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X