Edito

Le projet d’abord

Mots clés : Architecte - Architecture - Politique de la ville - Rénovation urbaine

Les villes ont repris une place centrale dans l’imaginaire contemporain du monde occidental. Elles font l’objet de nouvelles sollicitudes de la part des habitants comme de leurs élus. Elles apparaissent de nouveau comme un idéal accessible, à l’opposé de ces « cités serviles comme les rocs fatals de l’esclavage humain » que réprouvait Alfred de Vigny.

Quantité de raisons convergent pour que les villes ne reflètent plus l’image d’entités informes, grouillantes et laborieuses à fuir dès que possible. La plupart émanent tout simplement des progrès accomplis dans l’organisation et la gestion des entités urbaines afin de leur apporter une meilleure lisibilité et de les doter d’une plus grande fluidité.

D’autres raisons peuvent être attribuées à une origine moins commentée ressortissant davantage à l’inconscient. Les acteurs de la politique urbaine d’aujourd’hui étaient, en effet, voici trente ou quarante ans, des préadolescents qui, invités par différents médias à imaginer l’an 2000, reproduisaient à l’envi des visions idylliques constituées d’immeubles de grande hauteur et d’individus libérés circulant, à l’horizontale aussi bien qu’à la verticale, dans des véhicules individuels montés sur coussins d’air.

Cet idéal de la ville large, libre et joyeuse reste contredit au niveau planétaire par l’existence et la prolifération de bidonvilles. N’empêche, les métropoles se constituent et le chantier de la ville durable est ouvert. Il existe un indubitable désir de ville entretenu par la mondialisation, le déploiement du numérique et la prégnance de la contrainte écologique. Mais, au travers de ce désir,...

Vous lisez un article de la revue AMC n° 192 du 01/11/2009
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X