Régions Rouen

Le pont Mathilde se refait une santé

Mots clés : Ouvrage d'art - Risque sanitaire

Les ouvrages d’art de Rouen, le groupe belge Victor Buyck Steel Construction (VBSC) connaît. Il avait livré 3 000 tonnes d’acier pour le pont levant Gustave-Flaubert, ouvert en septembre 2008. Mais pour reconstruire à l’identique la pièce de 45 x 20 m (environ 300 tonnes) – détruite en octobre 2012 après l’incendie d’un camion-citerne sur le pont Mathilde, interdit à la circulation depuis – et la livrer en avril, Mike Proost, directeur des travaux chez VBSC, le reconnaît : « Il y a urgence. On bosse à plein pot. Mais je reste confiant. »

Finalisation cet été

Depuis décembre, des tôles venues des aciéries allemandes et dunkerquoises affluent sur le site d’Eeklo, près de Gand. Stockées, grenaillées puis oxycoupées aux dimensions requises en plusieurs centaines de pièces, elles sont ensuite soudées avant d’être transférées en convois exceptionnels jusqu’au site de Bumar, sur le port maritime de Gand, pour être assemblées et mises en peintures. Elles en repartiront par barge spéciale, en un seul bloc. Ce tronçon rejoindra alors sur les quais de Petit-Couronne, la travée de 115 mètres (environ 900 tonnes) endommagée qui sera elle-même démontée et transportée fin février en aval de Rouen. « La difficulté de l’opération réside dans la coordination des différents intervenants », explique Jean-Pierre Lucas, directeur général adjoint du département de Seine-Maritime, maître d’ouvrage. Objectif : une réouverture en septembre.

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