Régions Finistère

Le pont de Térénez se mue en belvédère

Mots clés : Ouvrage d'art

Trois ans après la mise en service de l’ouvrage reliant le Nord-Finistère à la presqu’île de Crozon, le conseil général attaque la démolition du vieux pont pour lequel un diagnostic de « cancer du béton » (1) a été établi en 1992. Soit un investissement de 4 millions d’euros HT. Erigé en 1925, et reconstruit après la Deuxième Guerre mondiale, l’ouvrage aura partiellement disparu d’ici à la fin de l’année. De fait, l’objectif du conseil général – maître d’ouvrage et maître d’œuvre – est d’aménager les extrémités en belvédères. A la manœuvre, les entreprises marseillaises DSD Démolition, 4D et Ginger CEBTP.

Nacelles récupératrices

Suivant le principe de l’allégement, le groupement a démarré au mois de février par la déconstruction des 272 m de la travée centrale. « A partir du centre de l’ouvrage, deux équipes procèdent au sciage de la dalle en béton. Chaque morceau de 4,5 m (8 m de largeur, NDLR) est ensuite évacué grâce aux deux grues installées de part et d’autre », précise Thierry Goyer, en charge de ce dossier chez Ingerop, bureau d’études retenu comme assistant à la maîtrise d’ouvrage. Et d’ajouter : « Deux nacelles sont bridées aux poutres afin de récupérer les projections de béton, les eaux de sciage, voire des éléments de découpe de métal. » Après avoir achevé cette première phase fin février, les entreprises sont passées à la découpe au chalumeau des poutres de rive. « Là également, l’opération démarre au centre. Avant, les longerons et les entretoises de la charpente ont été sciés », poursuit l’ingénieur. La deuxième phase démarrera en mai avec le démontage des câbles porteurs. Constitués de 19 torons, les deux câbles seront détendus avant d’être déposés à l’aide d’un câble-guide installé sur chaque rive et découpés en tronçon de 3 m. A la fin de l’opération, 900 m auront été évacués pour être désamiantés.

Démolition par grignotage

Enfin, dès cet été, démarrera la démolition des deux pylônes et des deux piles les supportant. « Une fois la traverse inférieure broyée, il s’agira de scier les traverses supérieures de pylônes par blocs de 10 t », décrit Thierry Goyer. Chaque morceau sera ensuite descendu grâce à une plate-forme autoélévatrice, avant d’être broyé au sol. Quant aux travées d’accès, constituées de quatre poutres tenues par un ourdis, elles seront démolies par grignotage. Restera ensuite à déconstruire les piles sur les deux rives et à aménager les belvédères.

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(1) Les sables et le ciment utilisés lors de la reconstruction étant incompatibles, une réaction chimique se produit et conduit le béton à se fissurer.

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