Enjeux

Le plan autoroutier qui valait un milliard

Mots clés : Gouvernement

Le gouvernement a dévoilé une liste de 50 chantiers, qui démarreront d’ici à la fin 2017.

François Hollande l’avait annoncé en juillet. Le secrétaire d’Etat aux transports Alain Vidalies en a dévoilé les contours le 18 septembre : un nouveau plan de relance autoroutier, dont les premiers coups de pioche sont attendus à la fin 2017, portera sur 1 milliard d’euros de travaux. « Nous avons recensé les demandes des collectivités et établi une liste précise – qui n’est pas fermée – de 50 dossiers », a détaillé Alain Vidalies au « Journal du dimanche ». Y figurent 30 opérations de travaux routiers, « type échangeurs, véritablement d’intérêt pour les territoires » (voir liste ci-dessous), auxquelles s’ajoutent 20 projets divers entièrement financés par les sociétés d’autoroutes : quatre programmes de création d’aires de covoiturage (4 800 places) et 16 projets à caractère environnemental : éco-ponts, murs antibruit… Selon Alain Vidalies, le plan devrait permettre de « créer 5 000 emplois d’ici à 2019 ». Et apporter une bouffée d’oxygène aux TP, qui tentent de sortir de la crise sans précédent qu’ils subissent.

Financement par les usagers.

La Fédération nationale des travaux publics (FNTP) se félicite ainsi de cette « très bonne nouvelle pour le secteur et pour la compétitivité du pays, qui voit renforcer sa cohésion territoriale par cette multitude de petits projets utiles ». Elle applaudit aussi le choix d’une participation des usagers au financement des projets (entre 0,3 % et 0,4 % par an d’augmentation supplémentaire des péages entre 2018 et 2020), une solution qu’elle prône depuis longtemps. Contrairement aux plans autoroutiers précédents, l’exécutif n’a pas souhaité un financement par les sociétés d’autoroutes en échange d’un allongement de leur contrat de concession, car la procédure « prendrait trop de temps » selon le secrétaire d’Etat.

Ce dernier a demandé aux préfets de région d’engager des négociations avec les collectivités locales concernant leur participation. Objectif : obtenir un accord « d’ici au 30 septembre ». Il se veut confiant. « Ce ne sont pas des investissements disproportionnés dans une période où les conditions d’emprunt sont bonnes avec des taux très bas », a-t-il justifié. Quant à la clé de répartition globale entre collectivités et concessionnaires, « elle n’est pas définie à ce stade mais sera établie projet par projet ».

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