Actu Christophe Degruelle vice-président de l’Assemblée des communautés de France (AdCF)

« Le paysagiste au cœur de la géopolitique des territoires »

Mots clés : Aménagement paysager - Etat et collectivités locales - Manifestations culturelles - Sport

À la veille du Congrès des maires, Christophe Degruelle dresse le premier bilan de la délégation « paysage et cadre de vie », qu’il porte depuis l’automne 2014 au sein de l’AdCF. Dans sa vision de patron d’exécutif local et de professeur à l’École supérieure de la nature et du paysage de Blois, la profession de concepteur paysagiste devient une plaque tournante de l’arène politique, sans rien perdre de son incandescence artistique : l’héritier paysager de Jack Lang poursuit son œuvre dans le Val de Loire.

Quel sens donnez-vous à la création, à la rentrée 2014, de la délégation paysage de l’Assemblée des communautés de France ?

Nous avons baptisé cette délégation paysage et cadre de vie, ce qui mérite une explication. La compréhension du paysage passe par un apprentissage. Tactiquement, l’association au cadre de vie facilite le processus d’appropriation des enjeux. La création de cette nouvelle délégation résulte d’une reconnaissance des périmètres intercommunaux comme l’échelle de référence des politiques ou des plans paysagers, soit à travers les établissements publics de coopération, soit sous d’autres formes plus souples comme les syndicats mixtes. Traduction de cette reconnaissance, le bureau des paysages et de la publicité du ministère de l’Écologie considère l’AdCF comme son interlocuteur naturel. L’analyse des profils des lauréats des appels à projets pour des plans paysage de 2013 et 2015 confirme ce message : une seule commune – celle de Troyes  figure parmi les plus de 40 collectivités accompagnées.

Pouvez-vous dresser un bilan à l’issue de cette première année ?

Dès mon accession à la présidence de l’agglomération de Blois en 2008, j’ai alerté l’AdCF sur l’importance d’une délégation dédiée, sur un thème indépendant et complémentaire de la biodiversité et de l’aménagement. Outre l’animation d’une réflexion interne sur le paysage comme projet politique intercommunal, la délégation a facilité la représentation externe de l’association dans plusieurs entités : le jury des appels à projets pour les plans paysage, le club des plans paysage, le groupe de pilotage du plan national d’actions, le jury du grand prix national… Rapporteure du projet de loi biodiversité, Geneviève Perrin-Gaillard, députée des Deux-Sèvres, m’a auditionné sur le titre vi, consacré au paysage. Dans toutes ces occasions, je représente la maîtrise d’ouvrage autour d’une idée-force : la nécessité d’organiser le dialogue avec la maîtrise d’œuvre. Comme patron d’un exécutif local, je peux porter cette parole.

Le Congrès des maires vous en offrira-t-il une autre occasion ?

Cette grand-messe n’est pas forcément le meilleur endroit pour faire vivre une pensée du paysage : on y discute plutôt...

Vous lisez un article de la revue Paysage n° 384 du 20/11/2015
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