Autres Paris

Le Parc des Princes gagne le match des tribunes

De fervents supporters du Paris-Saint-Germain m’avaient prévenue : « Au Parc des Princes, la visibilité est mortelle et l’acoustique géniale. » Ils avaient raison. Vue depuis les premiers rangs de la tribune Paris, la pelouse de Jonathan Calderwood – élu meilleur jardinier de Ligue 1 cette saison – se trouve seulement à quelques pas. Les fans n’hésitent donc pas à aller faire des selfies avec les stars du ballon rond pendant qu’ils s’échauffent. En attendant le coup d’envoi du match face au Stade Rennais, dans les gradins, on se chauffe la voix. Les tribunes Auteuil et Boulogne se répondent à coups de « Paris est magique » et « Ici, c’est Paris ». Mais, durant la première période, le public reste aussi muet que le score. A la mi-temps, impossible de circuler librement dans l’arène de béton imaginée par l’architecte Roger Taillibert et inaugurée en 1972. Le spectateur est désormais cantonné dans une zone sécurisée qui comprend l’accès à la tribune, la buvette, les sanitaires et la boutique officielle du PSG. Heureusement, les hot-dogs sont bons et les vendeurs souriants.

Au même moment, les joueurs reprennent des forces dans leurs vestiaires, décrits par le club résident comme « plus spacieux et modernisés ». Après la pause, quatre buts du PSG feront bondir les 45 341 spectateurs de leurs sièges tout neufs et confortables, bien qu’un peu étroits. Dommage que les grands écrans ne rediffusent pas les buts au ralenti, comme à la télé. Petits et grands les reverront à la maison, ralliée à pied pour les riverains de la porte de Saint-Cloud et de la porte d’Auteuil ; en métro, bus, tramway ou RER pour les autres Parisiens et Franciliens ; en voiture ou en car pour les plus éloignés. Les agents de police ont l’habitude de boucler le quartier « pour éviter les débordements » les soirs de match ou, plus rarement, de concert. Une fois la foule dispersée, la vie reprend alors son cours normal.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
ENCADRE

Capacité : 47 929 places. Montage : marché privé. Maître d’ouvrage et exploitant : Sese (Société d’exploitation Sports et Evénements). Maîtrise d’œuvre : Atelier Tom Sheehan & Partenaires (ATSP, architecte), Artelia (maîtrise d’œuvre d’exécution). AMO : Ad-Vince, ACPH. Entreprise générale : Lainé Delau (Vinci). Planning du chantier : mars 2014-août 2015. Coût des travaux: 40 M€ HT.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X