Architecture Technique Rénovation

Le Palais omnisports de Bercy ferme, vive l’Aréna de Paris

Mots clés : Établissements industriels, agricoles, ICPE

Le 17 octobre 2015, la grande salle de l’Aréna de Paris ouvrira au public, clôturant un très grand chantier dont les budgets et délais serrés sont tenus.

Bien plus qu’une rénovation, c’est une deuxième naissance que l’ancien Palais omnisports de Paris Bercy (POPB) est en train de vivre. Après dix-sept mois de travaux qui l’ont transformé en Aréna de Paris, il rouvrira le 17 octobre 2015 enrichi d’un vaste hall d’accueil ouvert sur la ville, d’un restaurant de prestige, d’un déambulatoire doté de boutiques et d’établissements de restauration rapide, d’espaces de réception et d’équipements (vestiaires, loges, régie), et surtout d’une grande salle rénovée. Pensé comme un lieu de vie dédié aux manifestations sportives et culturelles, il sera à la hauteur des cinq plus grandes Arénas du monde. C’est l’un des arguments forts pour la candidature de Paris à l’organisation des Jeux olympiques de 2024.

Conçus il y a plus de trente ans par les architectes Andrault, Parat et Guvan, la structure de métal, verre et béton, les célèbres façades engazonnées et le portique bleu restent intacts. Daniel Vaniche, son nouvel architecte, a repris fidèlement le flambeau. « La structure générale et la géométrie du bâti sont conservées, précise-t-il, mais tout le volume bas a été modifié, étiré, rendu plus ouvert, poreux et transparent. Il est doté d’une grande promenade liant la rue de Bercy à la Seine et au parc voisin. » La résille métallique bleue a bénéficié de renforts mineurs et s’est allégée d’éléments superflus, ce qui autorise une réserve de charge supplémentaire de 100 t pour installer de nouveaux équipements scéniques dans les cintres de la grande salle (projecteurs, vidéo, sonorisation, accessoires de scène). Celle-ci est entièrement refondue avec une capacité qui passe de 17 000 sièges à 20 390. La structure en portiques posée sur des fondations par pieux et barrettes a été conservée et renforcée pour recevoir les charges des nouveaux planchers et les excentrements de charges liés à la création de balcons plus importants en porte-à-faux. Une prouesse rendue possible par des calculs très fins sur le montage d’une structure acier recouverte de gradins en bacs remplis de 7 cm de béton. Des sièges supplémentaires, stockés dans des armoires de 2 m de profondeur en fond de fosse, peuvent être déployés en 15 rangées sur les côtés courts et 8 rangées sur les côtés longs, afin d’obtenir la capacité maximale d’accueil.
Le chantier sur lequel travaillent plus de 1 000 personnes – 1 300 en pointe – est conduit avec soin par Bouygues et DVVD. Les délais et l’impératif d’inaugurer le bâtiment avec les championnats du monde de judo seront respectés. Financièrement, les budgets sont serrés mais tenus. Le coût de la nouvelle Aréna de Paris reste léger : il est de l’ordre de 5 000 euros par place, contre 8 000 euros pour l’Aréna de Londres ou près de 10 000 euros pour celle de New York.

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ENCADRE

Maître d’ouvrage : SAE POPB. Maître d’ouvrage délégué : Sema Est. Architectes : Daniel Vaniche et Associés et DVVD. BET : Alto Ingénierie, fluides, DVVD (structure et façades), QS Cube (économie), Populous (conseil architecture), Peutz (acoustique). Entreprise générale : Bouygues Bâtiment Ile-de-France. Budget travaux : 110 M€ HT.

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