Régions HARFLEUR

Le nouveau raccordement ferroviaire du port du Havre opérationnel fin 2010

Mots clés : Transport ferroviaire

Après plus de dix ans d’études et de travaux, le raccordement ferroviaire du port du Havre évitant le triage historique de Soquence, proche du centre-ville, sera effectif le 12 décembre prochain. Réalisée sous maîtrise d’ouvrage de RFF (Réseau ferré de France) et sous maîtrise d’œuvre plus maîtrise d’ouvrage déléguée de la SNCF, l’opération dite de la Brèque, lieu-dit de la commune de Harfleur, aura coûté plus de 90 millions d’euros via diverses contractualisations.

Zone alluvionnaire

Les deux tranches de travaux, d’un montant sensiblement égal, auront été achevées avec deux ans d’écart, fin 2008 pour la première (électrifications, création d’un faisceau de quinze voies dans la plaine alluviale) et début 2011 pour la seconde commencée en 2007. Ces aménagements ferroviaires sont destinés à optimiser les liaisons entre le réseau national de la ligne Paris-Rouen-Le Havre et les 200 km de réseau portuaire attribués en septembre 2008 au GPMH (grand port maritime du Havre) et desservant la zone industrielle ainsi que les terminaux, dont Port 2000. Au total, ils ont été financés par l’État (37 %), la région Haute-Normandie (21 %), le département de Seine-Maritime (18 %), RFF (11 %), l’Union europénne (10 %) et la SNCF (3 %). « Le génie civil, particulièrement délicat en raison de l’instabilité des sols dans cette zone alluvionnaire, est terminé. Les derniers mois seront consacrés aux réglages techniques, en matière de signalisation notamment, et aux aménagements paysagers », expliquait début juillet Luc Roger, directeur Normandie de RFF.
« Pour assurer la stabilité des 1 200 m de doubles voies nouvelles et des quatre ponts-rails créés, nous avons installé des murs de palplanches et battu des pieux de fondation de 28 m de hauteur », ajoutait Éric Bidon, chef de chantier pour la SNCF. Plus de 100 000 m3 de matériaux et 3 300 drains de 20 m ont été nécessaires au terrassement. Autre difficulté de la tranche II de l’opération : la proximité d’un autre chantier concomitant mené par le département de Seine-Maritime sur le nœud routier de la Brèque (43 millions d’euros).

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