Actu Bruno David, président du Muséum national d’histoire naturelle

«Le Muséum est là pour fasciner et instruire»

Mots clés : Établissements de soins - Manifestations culturelles - Musées - galerie

Sous la présidence du biologiste Bruno David, nommé le 1er septembre 2015, le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) poursuit sa mue. Chantre de la transversalité, l’ex-directeur du laboratoire Biogéosciences a imaginé un projet interactif entre les sites, les métiers et les disciplines qui fédère quelque 2 000 personnes. Sous sa houlette, les missions de collection, de recherche, d’expertise, d’enseignement et de diffusion devraient resserrer leurs liens.

Comment devient-on président du Muséum national d’histoire naturelle ?

J’ai démarré ma carrière comme assistant ingénieur au CNRS [Centre national de la recherche scientifique], en charge des collections de paléontologie de l’université de Bourgogne, avant d’être chercheur et de prendre en charge les collections de paléontologie de l’université de Bourgogne. Je suis ensuite devenu président des réserves, avant de prendre la direction d’un laboratoire mixte – CNRS/université de Bourgogne – des sciences de la Terre, à Dijon. En trois mandats, ce laboratoire est devenu Biogéosciences : laboratoire interdisciplinaire qui fait l’interface entre les sciences de la Terre et celles de la vie. Ce petit labo a pris une ampleur nationale et internationale…

Quelle est votre ambition pour le MNHN ?

Le MNHN est un établissement complexe, qui compte treize sites en France (1). Il couvre de nombreux champs d’activité (recherche, archivage de collections, expertise, enseignement, diffusion des savoirs…) et réunit plusieurs métiers, dans des domaines disciplinaires variés, qui vont des sciences de la Terre, avec la cosmochimie ou la paléontologie, jusqu’aux sciences humaines, avec la préhistoire ou l’ethnobiologie. On peut regarder le Muséum dans toute sa complexité comme l’analogie d’un système d’information géographique ou d’une matrice multidimensionnelle. En regard de cette complexité, j’ai développé pour le Muséum un projet intégratif qui fait la promotion des liens entre les sites, les métiers et les disciplines. Ainsi, le parc zoologique de Paris n’est pas un zoo ordinaire, c’est celui du Muséum. Cette appartenance doit être visible d’emblée, à travers un affichage et des choix pédagogiques appropriés. Les visiteurs doivent aussi savoir que le Muséum possède d’autres sites avec des collections animales vivantes : la ménagerie du Jardin des plantes, à Paris, la réserve de la Haute-Touche (Centre) et le marinarium de la station de biologie...

Vous lisez un article de la revue Paysage n° 387 du 24/03/2016
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X