Régions Perpignan

Le musée Hyacinthe-Rigaud rénové rouvre ses portes

Mots clés : Manifestations culturelles - Musées - galerie

Perpignan vient d’inaugurer son musée des beaux-arts agrandi et restructuré. L’architecte du patrimoine Stéphane Barbotin-Larrieu (Paris) a réuni les hôtels particuliers de Mailly (construit au XVIIe siècle) et de Lazerme (XVIIIe ) pour élaborer le nouveau musée. Ce dernier propose un parcours de collections permanentes sur les deux bâtiments, abritant des œuvres gothiques et baroques du XIIIe au XVIIIe siècles ainsi qu’un espace d’exposition temporaire.

« Nous avons eu la chance que les étages d’habitation de chaque hôtel soient à 5 cm près au même niveau. J’ai choisi de positionner l’exposition permanente au premier étage, de plain-pied. Cela représente un parcours de 800 m2 environ, pour moitié sur chaque hôtel. Le visiteur peut circuler autour des cours et du jardin suspendu. Des espaces de présentations proposent un cheminement libre entre les différentes séquences », explique l’architecte. Le deuxième étage de l’hôtel de Mailly accueille l’exposition temporaire, actuellement sur Pablo Picasso à Perpignan. Ce dernier séjournait en effet régulièrement à l’hôtel de Lazerme dans les années 1950.

GTC performante. Les 50 œuvres peintes et sculptées du musée, dont 14 fragments de retables gothiques, ainsi que divers objets d’art sont désormais mis en valeur. Le parcours permet de présenter notamment les nouvelles collections restaurées, mais aussi enrichies. Le musée d’Orsay et la Fondation Maillol ont confié plusieurs œuvres en dépôt au musée catalan. Parmi les artistes de la collection permanente, Raoul Dufy, Maillol, Picasso, Lurçat…

La conduite de l’opération a été assurée par les services municipaux, qui ont mis en place une gestion technique centralisée (GTC) performante : hygrométrie, température, éclairage led des œuvres et gestion énergétique selon le temps d’occupation des salles.

– Maîtrise d’ouvrage : Ville de Perpignan. Maîtrise d’œuvre : Barbotin-Larrieu (architecture et muséographie) ; SLH Ingénierie (BET structure, fluides, thermiques et SSI) ; Philippe Votruba (économiste et vérificateur des monuments historiques) ; Polygraphik (graphisme, signalétique, scénographie et mobilier) ; Cristina Menegazzi (conservation préventive).

Durée : vingt-neuf mois. Coût : 10,36 millions d’euros TTC.

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