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Le musée Gustave-Moreau creuse pour s’agrandir

Mots clés : Manifestations culturelles - Musées - galerie

Rue de la Rochefoucauld à Paris (IX e  arrdt), le musée national Gustave-Moreau, créé en 1902 dans la maison familiale devenue atelier du peintre symboliste, doit déployer des trésors de précaution et d’ingéniosité pour s’agrandir de 176 mètres carrés.

Cet espace supplémentaire permettra de créer une réserve destinée aux quelque 20 000 dessins de Gustave Moreau abrités ailleurs et une salle de consultation. Les travaux d’agrandissement libéreront également les salles du rez-de-chaussée utilisées en pièces de service. Seules les toiles de Gustave Moreau y étaient exposées faute de place.
« L’opération va restituer le rez-de-chaussée à l’identique, souligne l’architecte Bernard Bauchet, mandaté par l’Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la culture (Oppic). Nous allons revenir à la polychromie du XIX e siècle avec ses roses et ses bruns. » « Et pouvoir modifier l’accrochage », précise la conservatrice, Marie-Cécile Forest.

Dénaturer le musée

Léguée à l’Etat pour abriter l’œuvre de l’artiste dans le musée qu’il avait lui-même conçu, la maison R + 3, collée aux bâtiments voisins et dotée d’un minuscule jardin, est classée. Seule solution pour trouver de l’espace sans dénaturer le musée : creuser. D’une part, jusqu’à 4 m de profondeur dans le vide sanitaire situé sous l’accueil où s’installeront les réserves et, d’autre part, dans le jardin où sera créée la salle de consultation.
Quelque 4 000 m 3 de déblais ont été excavés « à la petite cuiller » par l’entreprise Lefèvre Rénovation et extraits du sous-sol à la main dans 40 000 sacs de terre, sable et glaise de 10 l mis en benne dans la rue de la Rochefoucauld. L’espace très contraint ne permettait pas de mécaniser ces fouilles. Seules exceptions : un tapis mécanique quand le volume dégagé sous le vide sanitaire l’a permis et une minipelle à chenilles dans le jardin.

Nombreux sondages

Ces contraintes ont été anticipées dès l’appel d’offres qui portait sur les techniques et la méthodologie. Avec ses piles de béton encastrées dans les angles et ses structures métalliques en fonte intégrées dans les murs, cette maison sans fondation se caractérise par des reprises en sous-œuvre. « Les travaux, qui s’achèveront en juin, ont été précédés de nombreux sondages réalisés par le BET structures Bancon », reconnaît Bernard Bauchet.

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ENCADRE

Fiche technique

Maître d’ouvrage : Oppic. Architecte : cabinet Bauchet. Architecte d’intérieur : Sabine Kranz. BET structures : Bancon. Entreprise : Lefèvre Rénovation. Coût des travaux : 1,8 million d’euros. Durée : 11 mois.

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