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Le musée du Quai Branly ravale son mur végétal

Mots clés : Manifestations culturelles - Musées - galerie

Le mur végétal du musée du Quai Branly-Jacques Chirac (Paris VII ) fait peau neuve. Créé en 2004 par le botaniste Patrick Blanc, deux ans avant l’ouverture du bâtiment conçu par Jean Nouvel, ce véritable jardin vertical avait besoin d’une mise à niveau. Elle porte sur le redimensionnement des fixations du mur végétal sur l’immeuble, l’amélioration de l’isolation et le perfectionnement du système d’arrosage afin d’économiser l’eau. Comme l’indique Patrick Blanc, « un mur végétal bien entretenu ne nécessite qu’un rajout d’environ 5 % des plantes par an. Une œuvre végétale évolue dans le temps, elle ne vieillit pas. » Haut de 22 m, long de 47 m, le mur s’étend sur 730 m² de surface et compte 15 000 végétaux plantés.

376 espèces de plantes. Une opération de mécénat participatif a lieu jusqu’au 15 juillet. Son but est de rassembler 50 000 euros, soit le tiers du coût de la replantation des végétaux. « Nous avons fixé volontairement une somme modeste. Nous espérons, certes, recueillir des fonds, mais aussi affermir le lien entre le public et le musée, et rappeler que le mur végétal s’affirme comme un élément remarquable du patrimoine architectural parisien », souligne Blandine Sorbe, directrice générale adjointe au musée.

Le chantier de revitalisation du mur commence le 12 juin et s’achèvera à la mi-novembre. Le coût total est évalué à 500 000 euros (structure et replantation). Toute la surface vé-gétalisée sera déposée, de nouvelles séquences végétales créées. « Ces dessins positionnent les espèces en fonction de leurs besoins et surtout par rapport au vent, à la lumière et à l’humidité, ces considérations étant essentielles pour la pérennité de mes murs végétaux », fait valoir Patrick Blanc. Des espèces de l’ancien mur comme les broméliacées (plantes subtropicales d’Amérique) et les corydalis (plantes herbacées aux fleurs allongées) seront conservées. Au total, le nouveau mur comptera 376 espèces du monde entier, qui s’adapteront au climat parisien et porteront un message universaliste.

Conception :Patrick Blanc. Maître d’ouvrage : musée du Quai Branly. Maîtrise d’œuvre : Bee Paysage (mandataire), Agua (arrosage), VS-A Architectes. BET : Les Jardins de Babylone (mandataire), Tracer Environnement (structure), N2B Arrosage.

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