Edito

Le Moniteur, ça déménage

Voilà, c’est fini. « Le Moniteur », votre journal, qui est aussi un peu le nôtre, quitte définitivement son siège parisien de la rue d’Uzès. Direction Antony (Hauts-de-Seine) où l’escadre des revues du groupe Infopro Digital auquel nous appartenons depuis 2013 – « La Gazette des communes », « L’Usine nouvelle », « LSA », « L’Argus de l’assurance », etc. – a jeté l’encre.
Nous étions installés dans le IIe arrondissement de la capitale, au cœur du quartier historique de la presse, depuis le 29 juillet 1974. Valéry Giscard d’Estaing était président de la République depuis deux mois. Le Belge Eddy Merckx venait d’emporter son 5e et dernier Tour de France cycliste une semaine auparavant. Le XXe siècle était triomphant. Une grande crise économique couvait.
Le Moniteur dépêchait ses rédacteurs sur le terrain pour observer et raconter toutes les mutations du BTP. Et, après avoir décrit les innombrables révolutions du secteur, il faisait les siennes, tout aussi complexes. Mais pour nous journalistes, le changement, c’est tous les jours, voire plusieurs fois par jour. Alors…
Si nous n’avons pas épuisé les charmes de la capitale, le temps est venu d’aller vérifier in situ la réalité de ce Grand Paris dont on parle tant et, d’un coup de RER B, franchir le boulevard des Maréchaux, la ceinture de rails du tramway, le périph’, puis, tant qu’on y est, l’autoroute A86, pour rejoindre Antony. C’est loin ? Sans doute. Mais qu’importe le wagon pourvu qu’on ait l’adresse.
Retenez bien la nôtre : Le Moniteur – Antony Parc 2 – 10, place du Général-de-Gaulle – La Croix de Berny – BP 20156 – 92186 Antony Cedex. Faudra vous y faire. Nous, nous sommes prêts (nos cartons aussi ; enfin, presque…). Disponibles. Soudés. Plus mobiles que jamais. Numériques en diable. A votre écoute. A votre service. A vos côtés.
Nouvel actionnaire ; nouvelle maquette ; nouveaux locaux. Décidément, au Moniteur, ça déménage. Un départ, c’est l’occasion d’une nouvelle prise d’élan. Avouons-le : Uzès avait fini par nous user (même si nous ne l’avons pas ménagé non plus…). Reste à savoir ce que nous allons entonner à Antony. Le grand air du BTP, bien sûr. Cent douze ans que ça dure et ça, ça ne changera pas.

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