Architecture Technique Transport urbain

Le métro de Rennes progresse en terrains difficiles

Mots clés : Ouvrage d'art - Transport collectif urbain

Les 750 premiers mètres ont été réalisés sous terre, tandis qu’un viaduc de 2,4 km émerge.

Le chantier de construction de la ligne B du métro de Rennes atteint son plein régime. Il a commencé début 2014, après une année de préparation intégrant, notamment, le dévoiement de nombreux réseaux enterrés (électricité, gaz, eau potable, assainissement…) – jusqu’à 17 sur certains lots ! Les travaux de génie civil du tunnel et des 12 stations souterraines de la nouvelle ligne avancent « conformément au planning », pour reprendre les termes de Xavier Tirel, directeur général de la Semtcar, maître d’ouvrage délégué du projet. La livraison de ce second métro de la capitale bretonne, qui traverse l’agglomération selon un axe sud-ouest/nord-est sur 13,8 km, est ainsi toujours fixée à la fin de l’année 2019.

D’une envergure inédite à l’heure actuelle en France, ce chantier de transport urbain, estimé à 1,2 milliard d’euros HT, n’est pas de tout repos. Construit sous la ville de Rennes, en milieu urbain dense et à une profondeur moyenne de 25 m – soit 5 m plus bas que la ligne existante – le tunnel traverse, outre la Vilaine, un sous-sol alternant terrains meubles et durs, caractérisé principalement par des schistes du Briovérien rocheux et par des horizons d’altérites et d’alluvions. « Après une nécessaire période de rodage, le tunnelier Elaine, lancé en janvier de cette année, a aujourd’hui creusé 750 mètres linéaires, excavé plus de 36 000 m3 de matériaux, sur un total de 570 000 m3, et posé 340 anneaux de voussoirs, soit environ 2 380 pièces sur 31 000, à la vitesse moyenne de 200 mètres par mois – notre objectif étant de 280 mètres », précise Xavier Tirel. Etape marquante du chantier : la machine a percé le tympan de la station Cleunay le 11 avril. Selon le responsable, 65 % des terrassements des cinq premières stations du lot 1 (sur neuf lots), situées au cœur de la ville, sont aujourd’hui réalisés.

Un viaduc et trois stations aériennes.

Autre événement du chantier du métro rennais : le début des travaux du viaduc, qui doit relier les trois stations aériennes de la nouvelle ligne, au nord-est de la ville. Long de 2,4 km et large de 8,6 m, cet ouvrage, composé en tout de 979 voussoirs, reposera sur 70 piles. « Les terrassements préparatoires sont désormais achevés et la base-vie est installée. Les travaux de fondation des 21 premières piles, entre le futur terminus Cesson-Viasilva et la station Atalante, commenceront sous peu. Parallèlement, nous sommes en train de concevoir les moules pour les voussoirs, chacune de ces pièces étant unique », indique Xavier Tirel.

Préfabriqués sur place, ces voussoirs seront posés à l’aide d’une poutre de lancement de 600 tonnes, au rythme moyen de 30 éléments par semaine, soit une avancée hebdomadaire de 70 m environ. Au total, près de 17 000 m3 de béton seront nécessaires pour ériger le viaduc de la ligne B.
Enfin, les deux tranchées couvertes réalisées au sud-ouest et au nord-est de l’agglomération rennaise, sur une longueur totale d’environ 2,2 km, sont aujourd’hui réalisées à plus de 60 %. « Sur ces deux chantiers, nous sommes en avance de quatre mois par rapport au planning », relève le directeur. Bien qu’évoluant dans des milieux particulièrement contraignants, le chantier du nouveau métro de Rennes poursuit donc son petit bonhomme de chemin…

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ENCADRE

13,8 km de ligne nouvelle traversant la ville de Rennes du sud-ouest au nord-est.
8 km de tunnel sous la capitale bretonne.

1 million de mètres cubes de déblais au total.
570 000 m3 de déblais extraits au tunnelier

ENCADRE

Maîtrise d’ouvrage : Rennes Métropole. Maîtrise d’ouvrage déléguée : Société d’économie mixte des transports collectifs de l’agglomération rennaise (Semtcar). Maîtrise d’œuvre : Egis Rail, Egis Bâtiments Centre-Ouest, Arcadis, L’Heudé & L’Heudé Architectes. Coût : 1,2 milliard d’euros HT (valeur janvier 2010). Calendrier : commencement des travaux au début de l’année 2014, mise en service à la fin 2019.

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