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Le Matmut Atlantique assure plus que les Girondins

D’abord le rush. Sur la place des Quinconces, en plein centre-ville, une cohorte de spectateurs se dirige vers les deux lignes de tramway qui desservent le Matmut Atlantique, l’une s’arrêtant juste devant le nouveau stade qui dresse sa forêt de poteaux au nord de la ville. En une demi-heure l’affaire est pliée. Les jours de match, les trams augmentent leur cadence (un toutes les 3 minutes) et les navettes se suivent toutes les 5 minutes. Mais beaucoup ont opté pour les vélos en location. Toutefois, l’audience est régionale. Des voitures, on ne voit que la file continue qui, depuis deux heures, converge au pas vers les 6 000 places de stationnement. Sur le parvis, le temple a trouvé ses marchands. Il fait gris, pas très chaud mais, après une première bière, l’ambiance est là.

Enfin, les grilles s’ouvrent. Au sommet d’un gigantesque escalier, on accède à la coursive qui fait le tour du stade, à mi-hauteur, et offre une vue panoramique à la fois sur les environs et la pelouse, archi-verte avec son complexe sur liège de gazon naturel. La toiture en porte-à-faux s’arrête pile en lisière du terrain, pas de risque de se prendre un grain sur la tête. Le siège, confortable, est rabattable. On s’installe, les genoux loin des épaules du supporteur devant nous. La verticalité des tribunes donne le sentiment d’être tout proche de l’aire de jeu. Les architectes Herzog & de Meuron ont accordé beaucoup d’importance à la visibilité.
Le match démarre mollement. Les Girondins ne sont pas en forme, contrairement à leurs adversaires du soir. Les supporteurs s’énervent. A la mi-temps, la moitié du kop supporteurs se vide, direction la coursive. Le score final (4 buts à 1 pour Caen) finira de plomber l’ambiance. Du coup, après le coup sifflet final, on se retrouve assez vite dehors. Trams et navettes sont surchargés, on attend dans le froid. Une demi-heure plus tard, la navette nous ramène enfin en ville, où nous finissons notre soirée… en rêvant d’une autre atmosphère.

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ENCADRE

Capacité : 42 115 places. Montage : contrat de partenariat (CP). Personne publique : Ville de Bordeaux. Titulaire du CP : Stade Bordeaux Atlantique (Vinci Concessions, Fayat). Maîtrise d’œuvre : Herzog & de Meuron (architecte conception) ; Groupe-6 (architecte exécution) ; Michel  Desvigne (paysagiste) ; Franck Tallon (signalétique) ; Mazet & Associés (économiste). BET : Structures (béton). Groupement constructeurs : Vinci Construction, Fayat. Planning du chantier : inauguration en mai 2015 après deux ans de travaux. Coût de construction : 183 millions d’euros HT.

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