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« Le marché doit repartir, sinon il y aura de la casse »

Questions à Benoît Loison, président de l’Union des métalliers (FFB).

Les 6es Assises de la métallerie se tiennent le 2 avril, à Paris. Avant ce rendez-vous qui met en avant la maquette numérique et l’usage de l’Inox, le président de l’Union des métalliers a fait part au « Moniteur » de son inquiétude pour 2015.

Comment qualifieriez-vous la conjoncture économique en ce début d’année ?

Nous sommes dans les mêmes eaux qu’en 2014 : il y a de l’activité, mais une bagarre de plus en plus rude sur les prix. Et cette activité, aujourd’hui, tend à se réduire. Les défaillances d’entreprises de métallerie sont de plus en plus nombreuses ces derniers mois, du fait de problèmes de trésorerie. La difficulté de cette crise, c’est sa durée. Certaines sociétés qui font des efforts depuis 2009 n’en peuvent tout simplement plus. Il va falloir que le marché redémarre, sinon il y aura de la casse. Les promoteurs parlent d’une reprise à la fin 2015, mais les métalliers n’ont pas encore ressenti de frémissement.

Quels sont les principaux thèmes abordés lors des assises ?

Nous allons tout d’abord publier un guide technique sur le travail de l’Inox, un matériau que l’on peut employer pour ses caractéristiques inoxydables ou pour son intérêt architectural. Mais c’est aussi un produit sensible qui peut perdre ses caractéristiques inoxydables s’il est mal manipulé ou mal mis en œuvre. Nous recevons beaucoup de questions de nos adhérents sur ce matériau, mais nous avons aussi des remontées de sinistres de type corrosion, souvent provoqués par un défaut d’entretien. Certains clients pensent, en effet, que l’Inox ne s’entretient pas. Nous avons donc réalisé un guide contenant tout ce que doit savoir un métallier sur ce matériau.

Vous organisez également une table ronde sur la maquette numérique (BIM). De quoi sera-t-il question ?

Il s’agira d’exposer, le plus concrètement possible, les enjeux de la maquette numérique pour un métallier. Des invités témoigneront (des maîtres d’œuvre, un métallier, un architecte, un éditeur de logiciel) tandis que Bertrand Delcambre, ambassadeur du numérique dans le bâtiment, interviendra dans le débat. Pour l’instant, les entreprises considèrent souvent le BIM comme une contrainte. Nous devons pourtant prendre ce virage si nous ne voulons pas devenir de simples fabricants ou des poseurs de solutions industrielles. Par rapport à d’autres corps de métier, les métalliers ont un avantage comparatif : l’habitude de la conception par informatique et parfois même en 3D.

Retrouvez l’interview complète sur www.lemoniteur.fr/loison2015

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