Régions Lyon

Le maraîchage urbain s’installe en terrasse

Faire pousser des variétés anciennes de fruits et légumes de la région lyonnaise en pleine ville, tel est le pari de la Marmite urbaine, association portant un projet d’économie sociale et solidaire dans le domaine de l’alimentation. Et c’est sur le toit-terrasse du siège de Groupama Rhône-Alpes-Auvergne, dans le IXe arrondissement de Lyon, que l’association a planté ses graines l’an passé. La surface de 400 m a été conçue et aménagée par l’assureur avec le concours du Centre de ressources de botanique appliquée (CBRA), partenaire du projet.

« Forêt-jardin » en rez-de-chaussée. Le CBRA, qui travaille sur des variétés locales ayant un intérêt nutritionnel, a aidé les porteurs du projet à sélectionner les fruits et légumes qui pourraient s’adapter le mieux aux conditions climatiques – forte exposition au soleil et au vent – des toits lyonnais. C’est dans des bacs de 50, 30 et 20 cm de profondeur que les plantations prospèrent aujourd’hui. « Nous avons, au travers de ce projet, souhaité conduire une aventure scientifique participative, précise Charlotte Vignal, fondatrice et directrice de la Marmite urbaine. Outre le CBRA, nous impliquons les salariés de Groupama qui participent de manière bénévole, deux fois par semaine, à l’entretien des plates-bandes. » Fort de ce premier essai concluant, l’expérimentation va s’étendre aux autres terrasses du bâtiment, sur une surface totale de 1 400 m . Le rez-de-chaussée accueillera quant à lui une « forêt-jardin » d’arbres fruitiers. « Nous allons utiliser les déchets biodégradables du restaurant d’entreprise de 300 couverts pour fabriquer le compost nécessaire aux cultures », explique Charlotte Vignal.

Financement participatif. L’association lancera dans quelques jours une campagne de financement participatif via la plate-forme KissKissBankBank pour réunir les fonds nécessaires à cette deuxième étape. La Marmite urbaine compte bien étendre cette expérimentation à d’autres toits de la métropole lyonnaise, où le foncier est rare. Des bailleurs et des promoteurs semblent intéressés par cette culture au sommet des immeubles, qui permet en outre de lutter contre les îlots de chaleur en ville.

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