Régions Grand Est

Le lycée Le Corbusier, dix ans pour se refaire une beauté

Mots clés : Architecte - Bâtiment d’habitation individuel - Education - ERP sans hébergement - Etat et collectivités locales - Logement social - Stationnement

2015 logements manquants pour atteindre le quota d’habitat social dans les villes SRU de l’agglomération de Mulhouse.

21 000 places de stationnement payantes (en plein air et souterrain) dans le centre de Strasbourg.

Observatoire du stationnement 2017.

+ 32,1 % Hausse des autorisations de logements en Bourgogne-Franche-Comté sur un an, à fin mars 2017.

Appelé communément lycée « du bâtiment », le lycée Le Corbusier d’Illkirch (Bas-Rhin) se devait de réussir une modernisation à la hauteur de ce qualificatif, certes imparfaitement représentatif de tout le panel des formations dispensées à ses 1 800 élèves. Pari tenu. Dix ans d’études et de travaux, sous maîtrise d’ouvrage du conseil régional d’Alsace (aujourd’hui Grand Est) ont pris fin il y a quelques semaines. D’un montant de 57,7 M€ TTC, ils ont permis de réaliser un établissement « vitrine » à plusieurs titres : diversité des matériaux, intégration de l’environnement, performance énergétique.

La nouvelle entrée donne le ton. Son parvis précède un préau qui dévoile une majestueuse charpente métallique, dont l’ancrage par des butons en bois renforce l’esthétisme. Cette construction ménage des percées visuelles vers un théâtre de verdure et une partie des bâtiments d’enseignement et de vie scolaire. L’allée centrale oriente les flux vers l’ensemble des 60 000 m2 neufs ou restructurés. Elle est bordée d’espaces végétalisés, tandis que des noues paysagères assurent l’infiltration sur place des eaux pluviales.

Panorama de matériaux bruts. Selon les endroits, les structures bâties sont en bois, en métal ou en béton, tandis que l’inox habille la façade du bâtiment E, le premier à avoir été rénové. « La restructuration a voulu proposer un large panorama des matériaux de construction les plus courants aux élèves et aux enseignants qui les étudient et les manipulent quotidiennement », note Atissar Hibour, conseillère régionale, présidente de la commission lycées-apprentissage. Le béton brut ainsi que les maçonneries, charpentes et bacs acier apparents attestent la volonté de montrer les matériaux dans leurs caractéristiques premières.

Constituée du cabinet mandataire BFT (Philippe Fichet), de SNC-Lavalin et de l’agence TER, la maîtrise d’œuvre a cherché à la fois à respecter la conception d’origine signée de Paul Chemetov à la fin des années 1970 et à la ponctuer d’une esthétique plus contemporaine, dont témoigne la toiture ondulée qui couvre une nouvelle aile.

Minimiser la consommation énergétique a formé un autre principe directeur de l’extension-rénovation. Alimenté principalement par une chaufferie en granulés de bois, le lycée atteint le niveau bâtiment basse consommation (BBC). Ses nombreuses baies vitrées optimisent l’apport de lumière naturelle. Sur l’une des façades, des panneaux en polyméthacrylate de méthyle (PMMA) régulent l’exposition au soleil grâce au pilotage automatique de leur angle d’ouverture.

Quant à la centrale de traitement d’air du bâtiment E, inutile de la chercher dans les recoins. Contrairement aux habitudes, elle est installée au centre, ce qui réduit la longueur de circuits des gaines et l’encombrement des faux plafonds : même dans ses entrailles, le « nouveau » Le Corbusier réserve son lot de surprises.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X