Régions

Le logement francilien encore peu adapté aux personnes handicapées

Mots clés : Accessibilité - Handicap - Politique du logement

Plus de vingt ans après la loi d’orientation de 1975 « pour l’intégration des personnes handicapées », sept ans après la « loi Besson » en faveur du droit au logement pour tous, le logement reste trop souvent encore synonyme d’obstacles pour la personne handicapée. Qu’il s’agisse de l’accès des immeubles, de l’adaptation des appartements ou de l’attribution de ceux qui sont déjà adaptés.

Une enquête réalisée en Ile-de-France par la délégation parisienne de l’Association des paralysés de France (APF), auprès de 654 personnes handicapées, dont une sur deux vit en fauteuil roulant, montre les difficultés auxquelles elles sont quotidiennement confrontées. Elle révèle ainsi que 35 % d’entre elles ne peuvent franchir, seules, l’entrée de leur immeuble (marches trop hautes et portes lourdes) et que sur les 67 % qui habitent en étage, 36 % ne peuvent accéder à leur logement par ascenseur (soit parce qu’il n’y en a pas, soit parce que les portes de celui-ci sont trop étroites pour y pénétrer avec un fauteuil roulant). De plus, 43 % vivent dans un appartement trop exigu. Seulement 36 % ont effectué des travaux d’adaptation. Hormis les contraintes techniques (15 % vivent dans un logement non adaptable), le principal obstacle est d’ordre financier. Près des deux tiers (63 %) sont locataires (70 % en HLM, 30 % dans le parc privé), 24 % sont propriétaires et 9 % sont hébergés. Enfin, interrogées sur leurs attentes, 67 % des personnes handicapées proposent de nouvelles solutions et en particulier une formule consistant en un réseau de logements adaptés sur un secteur géographique donné, reliés par un plateau technique et de services.

« La loi de juillet 1991 qui dispose que tous les logements construits dans un bâtiment d’habitation collectifs doivent être accessibles et adaptables, c’est-à-dire conçus en vue de faciliter les aménagements dont les occupants pourraient avoir besoin est assez bien respectée, estime-t-on à l’APF. Les problèmes se posent surtout dans le parc antérieur à 1991 et en particulier dans le parc social. Notre première revendication est simple : que les organismes d’HLM procèdent à un recensement des logements déjà adaptés pour qu’ils soient attribués en priorité aux personnes handicapées ».

PHOTO : 29 % des personnes handicapées ne peuvent accéder aux boîtes aux lettres et aux digicodes.

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