Enjeux

Le groupe Joyeux garde le sourire

Mots clés : Aménagements extérieurs

Quatre cousins sont aux commandes du groupe créé en 1858 et spécialisé dans le bâtiment et les espaces verts.

Le groupe Joyeux a le vent en poupe. Après l’inauguration de son nouveau siège social à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), fin mai, il vient d’annoncer le rachat de SEE-Simeoni, une PME de gros œuvre et d’isolation thermique par l’extérieur qui a réalisé, en 2014, un chiffre d’affaires de 40 millions d’euros. Les chantiers en cours et une trentaine de collaborateurs sont repris par FPB, l’une des six filiales du groupe.

La saga familiale remonte à 1858 lorsque Sylvain Joyeux, originaire du Limousin, crée une société de pavage à Paris. D’abord spécialisée dans les travaux publics, jusqu’à la cession de cette activité à Colas en 1993, l’entreprise se repositionne sur le bâtiment et les espaces verts, métiers dans lesquels elle avait commencé à se diversifier. En 2008, la sixième génération de Joyeux en prend les commandes. Quatre cousins, qui détiennent chacun 25 % du capital : Armand Joyeux (43 ans), président ; Tobias Joyeux (41 ans) et Pierre-Olivier Vincent (38 ans), directeurs généraux ; et Simon Joyeux (37 ans), administrateur, qui vit à New York. « Nous avons hérité d’un outil de travail géré en bon père de famille », soulignent-ils. Et d’un groupe structuré en trois pôles : espaces verts, bardage-couverture-charpente et plomberie-chauffage-ventilation. Chacun placé sous la responsabilité de l’un des trois dirigeants.

Croissance externe.

Après une phase de consolidation des activités existantes, le développement, à partir de 2012, passe aussi par la croissance externe. Le trio acquiert deux petites sociétés, Evrard et Urbanelag, et prend une participation de 50 % dans FPB (gros œuvre-entreprise générale), dirigée par François Dubaele, un ancien de la branche TP qui a fondé son entreprise. Résultat ? Un bond du chiffre d’affaires consolidé de 30 millions d’euros, en 2008, à près de 67 millions en 2015. Parallèlement, les jeunes patrons engagent une rationalisation de leur fonctionnement et se dotent, notamment, de locaux flambant neufs pour regrouper les équipes sur un même site.

S’ils reconnaissent que la conjoncture est difficile – les marchés publics génèrent 80 % du chiffre d’affaires -, ils envisagent l’avenir avec une certaine sérénité, « les fonds propres représentant près de 20 % du capital ». Et se disent prêts à acheter d’autres PME aux activités complémentaires.

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ENCADRE

Les filiales du groupe Joyeux : FPB-Simeoni : gros œuvre, 32 M€ (CA prévisionnel 2015), 90 salariés ; FBCC : bardage-charpente-couverture, 9,5 M€, 46 salariés ; Secpit : plomberie-chauffage-ventilation, 4 M€, 22 salariés ; Marcel Villette : création-entretien d’espaces verts, 19 M€, 160 salariés ; Evrard : espaces verts, 1 M€, 14 salariés ; Urbanelag : élagage, 1 M€, 11 salariés.

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