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Le groupe ETPO hisse les voiles

Mots clés : Travaux publics

Le spécialiste des travaux maritimes et des ouvrages complexes diversifie ses activités et fait son retour à l’export par l’Afrique et le Canada.

Depuis le début de l’année, ETPO déploie progressivement son nouveau logo sur ses chantiers. Le drapeau rouge, qui flotte depuis 1913 sur l’entreprise nantaise, est conservé, mais les quatre lettres blanches de l’acronyme d’« Entreprise de travaux publics de l’ouest » sont modernisées. Une évolution discrète, à l’image de ce groupe familial à qui l’on doit une grande partie des ouvrages maritime de la façade atlantique.

Métier historique du groupe, les travaux maritimes pèsent encore plus du quart de son activité. ETPO a réalisé, en 2015, un chiffre d’affaires de 166 millions d’euros, avec 610 salariés. « Avec près de 10 % du marché français, nous comptons parmi les trois acteurs majeurs des travaux maritimes », se félicite Mohamad Atoui, son P-DG et directeur général. Comme le montre l’achat, en 2015, d’une nouvelle grue de 250 tonnes sur ponton pour 1,2 million euros, l’activité bénéficie de forts investissements et constitue le fer de lance du groupe à l’export. Ce dernier fait partie de l’ADN de l’entreprise. Notamment en Afrique, où ETPO réalise ses premiers grands chantiers dans les années 1950. « Nous avions quitté ce continent en 1995, préférant développer nos filiales d’outremer. 2015 a été l’année de notre retour, avec un chantier au Cameroun », explique Mohamad Atoui. ETPO ambitionne, au-delà, de s’installer durablement au Canada : « Nous avons créé une structure au Québec et pris une participation majoritaire dans PSM Technologies, une entreprise spécialisée dans les travaux spéciaux. »

Clé de bronze nationale.

Cette stratégie à l’export s’impose, d’autant que l’activité des travaux publics en France a chuté de 15 % en deux ans. Dans ce secteur, ETPO n’a plus recours à l’intérim et a dû mettre en place un plan d’activité partielle. Le blocage du futur aéroport du Grand Ouest, dont ETPO détient 5 % de la concession aux côtés de Vinci et de la CCI, rend l’avenir encore plus incertain. Heureusement, le groupe a su développer l’activité bâtiment, qui représente aujourd’hui 36 % du chiffre d’affaires. Avec succès : en 2015, il remporte la Clé de bronze nationale et le vote du public EGF-BTP pour le gymnase de Massy (Essonne). Après une prise de participation majoritaire dans la société Technirep (travaux spéciaux et nucléaire) en juin dernier, ces récompenses lui apportent une visibilité supplémentaire en Ile-de-France. Pour Olivier Tardy, président d’ETPO, elles illustrent surtout « une montée dans la chaîne de valeur ajoutée du bâtiment ». Un savoir-faire que le groupe veut développer à travers un plan BIM, visant à former tous les cadres et responsables de chantier d’ici à deux ans, qu’il compte faire fructifier à travers ETPO RED, sa toute nouvelle filiale, dédiée au montage d’opérations immobilières clés en main.

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