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Le groupe Colas soigne l’accueil de ses stagiaires

Mots clés : Entreprise du BTP - Management

Colas n’a pas attendu le texte de loi sur l’encadrement des stages, en cours d’examen au Parlement, pour se soucier de l’accueil à réserver aux jeunes. « Nous choyons nos stagiaires ! », avance Cédric Mendes, responsable du service recrutement et relations écoles de la filiale routière de Bouygues. Non par vertu : « Le stage représente avant tout un outil de pré-embauche. » Objectif : identifier des potentiels, tout en répondant à des difficultés de recrutement. « Les métiers de la route sont très exigeants. L’ingénieur travaux est en effet confronté très tôt à des responsabilités managériales et à la relation avec les clients. »

Susciter des vocations

Il doit en outre gérer et piloter son budget, avec le souci de dégager une marge financière. « Aussi avons-nous besoin de compétences qualifiées. » D’où la nécessité de tester ces jeunes sur le terrain. « Ce sont nos patrons de demain : nous avons besoin de recruter les meilleurs ! » Un ingénieur travaux devra notamment encadrer des personnes plus âgées que lui. Le stage permettra par exemple de s’essayer à cet exercice. De quoi garantir le succès de la prise de poste en cas de recrutement à l’issue du stage, d’autant que les nouveaux embauchés suivent des parcours d’intégration d’un an et demi. Un investissement de taille pour le groupe.
Du côté des étudiants, les stages sont l’occasion de conforter leur vocation. Voire de la susciter. « Certains jeunes encore indécis sur leur futur métier pourront se découvrir un goût pour les situations complexes, les responsabilités et la gestion des aspects financiers d’une opération », illustre Cédric Mendes. Colas met par ailleurs l’accent sur la valorisation financière. « En troisième année, les stagiaires perçoivent 50 % de la rémunération d’entrée, c’est plus du double des minima ! » Sans compter la gratification de fin de stage.
« Nous nous considérons comme une entreprise de référence pour l’accueil de stagiaires », résume Cédric Mendes. Le groupe Colas a d’ailleurs été distingué par « Le Figaro », en septembre dernier, au Palmarès des meilleures entreprises pour faire un stage. La suite ? « Nous envisageons de mieux suivre nos stagiaires individuellement. » Et de garder le contact avec ceux qui sont partis à la concurrence. « Nous allons également leur permettre de nous évaluer en direct via leur smartphone. » Une pratique « sans filet. » Avec l’idée, ensuite, de créer un réseau d’étudiants. « Des jeunes qui parlent aux jeunes : c’est la meilleure publicité ! »

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