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Le Grand Palais réaménagé renouera avec sa cohérence spatiale initiale

Mots clés : Architecture - Gouvernement - Urbanisme - aménagement urbain

La maquette du projet de réaménagement du Grand Palais a été présentée au président de la République le 17 mars, quelques semaines après la désignation de LAN Architecture.

Le 17 mars, Jean-Paul Cluzel, président de la Réunion des musées nationaux (RMN)/Grand Palais, s’est rendu à l’Elysée pour présenter la maquette du projet de réaménagement du Grand Palais au président de la République, François Hollande, en présence de la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti.

L’objectif est de revenir à l’ambition initiale du Grand Palais, inauguré en 1900 pour l’Exposition universelle : accueillir, dans les meilleures conditions, des événements artistiques diversifiés. Composé dès l’origine d’une nef, de galeries, d’un bâtiment intermédiaire, et du palais d’Antin (qui accueille le palais de la Découverte), le Grand Palais a perdu sa cohérence spatiale au fil des usages.
Le projet de LAN Architecture, désigné lauréat du concours d’architecture le 3 février, vise (sur plus de 70 500 m²) à rendre l’ensemble plus flexible pour les usagers, plus lisible pour les visiteurs, en adaptant le bâtiment aux critères contemporains. « La commission des monuments historiques a insisté pour que le projet retrouve la cohérence d’ensemble des espaces : aller d’une partie à l’autre sans sortir des bâtiments », explique Jean-Paul Cluzel.

Nouvelle entrée

Une nouvelle entrée, square Jean-Perrin, devenue parvis ouvert, symbolise cette clarification architecturale et ouvre sur l’épine dorsale du projet : un grand déambulatoire, orienté nord/sud, parallèle à la nef, qui relie ce square (au nord) au jardin de la Reine (au sud, vers le cours de la Reine). « Ce déambulatoire, en accès libre, ménage une transition progressive de l’espace de la ville à celui des galeries. Doté d’un premier niveau, le déambulatoire conduit à la rotonde du palais d’Antin et à la nef, rétablissant la connexion est/ouest. Au degré suivant, le visiteur atteint le parcours des galeries », décrit l’architecte Umberto Napolitano (LAN). Ce circuit touristique interne libre se poursuit au dernier niveau par une promenade extérieure sur les toits du Grand Palais. Ce déambulatoire organise donc les différentes étapes de l’accueil des visiteurs selon une séquence claire. Les mises aux normes permettront d’augmenter les capacités d’accueil du public (de 16 500 à 21 900 personnes après travaux), améliorant l’optimisation économique du Grand Palais.

Un chantier de 4 à 7 ans

Pour les professionnels, les espaces d’exposition, avec un grand choix de galeries, seront le plus flexible possible. Une plate-forme logistique (9 000 m²) en sous-sol permettra de faire fonctionner le système. Reste le volet climatique, en cours d’étude. Objectif : utiliser au mieux les stocks d’énergie de la nef, froids ou chauds, pour les diriger sur les autres parties et maîtriser la technique pour qu’elle ne prenne pas le pas sur l’architecture. Ces travaux de réaménagement (130 millions d’euros HT), à la charge de l’établissement public, seront concomitants avec un important volet de restauration des monuments historiques, financé par le Programme 175 du ministère de la Culture, d’un montant de 115 millions d’euros HT toutes dépenses confondues (en particulier 43 millions d’euros pour le clos-couvert, et 40 millions pour la restauration intérieure du palais d’Antin), dont le maître d’œuvre est François Chatillon, architecte en chef des monuments historiques.
Les études pour le réaménagement (un an à un an et demi) commencent en octobre. On prévoit un chantier de quatre à sept ans, s’il est ou non réalisé en site occupé (la question est à l’étude). « Avec le Grand Palais réaménagé, Paris, selon Jean-Paul Cluzel, disposera à terme d’un outil événementiel et culturel de niveau international. »

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ENCADRE

Fiche technique

Maître d’ouvrage : RMN/Grand Palais. Maître d’œuvre : LAN (architecte mandataire). BET : Franck Boutté (HQE), Terrell (structure, façades, fluides), Systematica (flux), Lamoureux (acoustique), Casso (sécurité incendie). Economiste : Michel Forgue. Paysagiste : Base. Design : Mathieu Lehanneur.

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