Régions Nantes

Le grand musée d’art fait le lien entre passé et futur

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Bois - Manifestations culturelles - Musées - galerie

1 125 extensions-surélévations en bois en 2016 en Bretagne (+ 21 % par rapport à 2014).Source : enquête nationale de la construction bois.

58 % Part des entreprises vendéennes du bâtiment ayant des difficultés à recruter. Source : CCI Vendée (enquête d’avril 2017).

10 100 logements commencés en Centre-Val de Loire (+ 8,4 % après quatre années consécutives de recul). Source : Insee.

Vendredi 23 juin 2017 est une journée importante pour la culture nantaise, qui a vu l’inauguration du nouveau musée des arts. Une journée à marquer d’une pierre aussi blanche que le tuffeau qui caractérise le palais des beaux-arts ouvert en 1900, la chapelle de l’Oratoire voisine et désormais intégrée au nouveau musée, mais aussi le Cube, un nouveau bâtiment de 2 000 m2 conçu par les architectes de Stanton Williams, chargés depuis 2009 de cet ambitieux projet de restauration et d’extension. « Nous avons cherché à créer un parcours muséographique et architectural cohérent. Ici, l’architecture est au service de l’art, sans volonté de domination », explique dans un français parfait Patrick Richard, le directeur de l’agence britannique.

Ce projet, dont le coût total de 88,5 M€ inclut les travaux d’aménagement extérieur, proposera 30 % de surface d’exposition supplémentaire, un nouvel auditorium, des espaces pédagogiques, une bibliothèque, un nouveau cabinet d’art graphique et même un restaurant confié au chef étoilé Eric Guérin. Sa genèse n’a pas été un long fleuve tranquille. Dès 2011, des sondages géotechniques révèlent la présence d’importantes veines d’eau sur le terrain à bâtir. Le projet est donc remis à plat avec une suppression du deuxième niveau de sous-sol et une redistribution des équipements techniques, des bureaux et des surfaces de stockage.

Lumière naturelle contrôlée. La même année, la Ville – qui avait fait le choix d’allotir ce marché – doit faire face à des lots infructueux (dont le gros œuvre). Face à ces aléas, elle relancera le marché en entreprise générale en septembre 2013. Quille sera retenu, avec un budget travaux de 48,8 millions d’euros HT, soit une baisse de près de 10 millions par rapport à l’estimation initiale. Le service méthode de la filiale de Bouygues a rivalisé d’imagination pour optimiser ce chantier qui comptera jusqu’à 220 compagnons. « Nous avons eu jusqu’à cinq chantiers simultanément : gros œuvre des extensions, sous-œuvre du palais, restauration des façades, travaux de toiture et verrières et travaux de second œuvre et des lots techniques du palais », résume Arnaud Lecot, responsable du chantier.

Les architectes ont accordé une attention toute particulière à la lumière. « Dans le palais, nous avons conservé la charpente métallique existante et le principe de la verrière en la remplaçant par un complexe de couches superposées de verre, toiles, tendues et stores modulables », explique Patrick Richard. Cette lumière naturelle contrôlée, couplée à un éclairage artificiel de type led et à une isolation intérieure des murs existants, permet de baisser drastiquement la consommation d’énergie tout en répondant aux normes actuelles de conservation.

Pour Johanna Rolland, maire de Nantes et présidente de Nantes Métropole, l’ambition de ce projet est allée au-delà d’une simple rénovation. « Nous avons un musée qui réinvente la manière d’aller au musée », résume-t-elle.

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