Territoires Nantes

Le futur CHU réinvente l’hôpital pavillonnaire de centre-ville

Mots clés : Établissements de soins

«Nous avons toujours eu à cœur que le regroupement des sites de l’Hôtel-Dieu et de Nord Laennec du CHU soit conçu comme le moteur de l’île de Nantes, et non comme un “monstre”, ce que certains ont pu craindre », souligne Marcel Smets, urbaniste en charge de l’île de Nantes. Tel qu’il a été présenté, le 1er juillet, le projet lauréat semble bien parti pour résoudre l’équation d’un hôpital du XXIe siècle à la fois fonctionnel, humain et ouvert sur la ville (lire encadré ci-dessous). Désigné à l’unanimité par le jury, le projet conçu par l’équipe composée d’Art and Build architectes (mandataire), Pargade Architectes, Artelia et Signes Paysages rompt avec les enceintes closes conçues comme des « machines à guérir ». « L’hôpital de demain se doit de comprendre l’évolution du rapport de l’homme à sa santé, des nouvelles pratiques médicales et des soins qui en découlent. Ce postulat a influencé sa conception », explique Charlotte Pijcke, architecte chez Art and Build, un cabinet belge implanté à Toulouse et Paris.

« Le principe d’organisation est fondé sur un plateau technique central, que l’on appelle le “hub”, relié à des “satellites” comme l’entrée principale à l’ouest, les urgences et les soins critiques au nord, les hébergements au sud et la logistique à l’est », détaille l’architecte Jean-Philippe Pargade. Ce sont ces différents pavillons – connectés entre eux par des passerelles pour libérer des rez-de-chaussée et créer des respirations – qui formeront le nouveau CHU, soit un total de 225 000 m2 sur une emprise de 10,1 ha.
Les architectes ont voulu un outil immobilier souple et évolutif. Pour les hébergements, l’usage du bois devrait être privilégié en structure et en façade. Côté performance énergétique, le projet vise une consommation de 150 kWh/m2.an, contre 400 en moyenne aujourd’hui. « Nous allons utiliser le réseau de chaleur, mais aussi de la géothermie sur nappe et des pieux énergétiques », détaille Sonia Lugassy, chargée du développement du secteur de l’ingénierie et des marchés publics chez Artelia Bâtiment & Industrie.

Un coût global de près d’un milliard d’euros.

Le contrat de maîtrise d’œuvre a été signé début juillet et l’avant-projet sommaire (APS) devrait être prêt en octobre. Si rien ne vient gêner le déménagement du marché d’intérêt national, qui libérera le foncier, le chantier débutera dans trois ans. Il devrait représenter 650 millions d’euros de travaux sur un budget global de 976 millions. L’objectif est de livrer la phase 1 (80 % du projet) en 2023 et la phase 2 en 2026.

Quant au devenir du site actuel de l’Hôtel-Dieu, rien n’est décidé mais Johanna Rolland, maire de Nantes et présidente de Nantes Métropole, a inclus sa transformation dans un vaste projet urbain de centre-ville qui « marquera le Nantes de 2030 ».

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Un quartier dédié à la santé

Le futur centre hospitalier universitaire s’inscrit dans les 80 ha à urbaniser de la ZAC sud-ouest de l’île de Nantes. Il jouxtera un vaste parc métropolitain de 14 ha, des immeubles d’habitation, le quartier de la création et sera le moteur du développement d’un véritable quartier hospitalo-universitaire avec des instituts de recherche (en construction), une école d’infirmières et l’implantation de l’Institut de cancérologie de l’Ouest (ICO).

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