Territoires Roquebrune-Cap-Martin

Le foncier de la base aérienne 943 est vendu

Mots clés : Transport aérien

L’Etablissement public foncier (EPF) Paca a signé à la mi-juin, en présence de Thierry Repentin, délégué interministériel à la mixité sociale dans l’habitat, sa plus importante acquisition depuis sa création en 2001 : 21,5 millions d’euros pour les 3,5 ha de l’ancienne base aérienne 943 située dans le quartier Carnolès à Roquebrune-Cap-Martin (Alpes-Maritimes). L’heureux bénéficiaire de ce chèque est le ministère de la Défense, propriétaire du terrain. Et cette « pépite » foncière, en cœur de ville, proche du bord de mer et de la voie ferrée, va permettre de poursuivre le renouvellement urbain engagé dans ce secteur de la commune. « Nous étions déjà intervenus ici dans le cadre de l’opération Cap Azur. Le dossier de la base aérienne était à l’étude depuis plusieurs années, mais tout s’est accéléré avec l’accord trouvé sur le futur programme d’aménagement qui a permis de mettre au point l’acte de cession », commente Claude Bertolino, la directrice générale de l’EPF Paca.

Décote.

Dans le cadre de la mobilisation du foncier public pour le logement et après d’âpres discussions entre l’Etat, la commune et la communauté d’agglomération de la Riviera française, un consensus a été trouvé pour un projet de 50 000 m² sur ce site. Il consiste en la création de plus de 500 logements, d’une résidence hôtelière, d’équipements publics (centre de secours, école primaire, locaux pour la police municipale et peut-être la police nationale), de commerces et de services, de tertiaire. Un parc urbain sur 1,2 ha est également prévu. Pour rattraper le retard de la commune en logements sociaux, le programme comportera 150 logements locatifs sociaux, auxquels s’ajouteront environ 175 à coûts maîtrisés et 175 libres. « Ces 30 % de logements sociaux ont permis une décote de 9,1 millions par rapport à la valeur du terrain, évalué initialement à 30,6 millions d’euros », précise Serge Castel, directeur départemental des Territoires et de la Mer (DDTM) des Alpes-Maritimes.

Pour mettre en œuvre le projet d’aménagement, l’agglomération de la Riviera française, maître d’ouvrage, épaulée par l’Etat et l’EPF Paca, va recourir à une ZAC dont la phase de concertation s’amorce et dont les premières études ont été conduites par Citadia. Au début de l’année prochaine devrait être lancée la consultation auprès d’aménageurs qui réaliseront le projet et financeront une partie des équipements. Les premières démolitions devraient aussi intervenir en 2017, suivies en 2018 des travaux de voirie et réseaux divers (VRD) puis, si tout se passe bien, de la mise en œuvre de la ZAC qui doit également être intégrée dans le PLU de la commune (en cours d’élaboration).
Sorti de terre en 2014, le projet Cap Azur, réalisé par Bouygues Immobilier, utilise les calories des eaux traitées par la station d’épuration pour chauffer et rafraîchir près de 300 logements. La ZAC Cœur de Carnolès va également faire appel à l’énergie décarbonée. « Nous étudions la possibilité de recourir à la géothermie marine sur cette opération, et celle-ci pourrait servir à d’autres bâtiments », précise-t-on à la communauté d’agglomération de la Riviera française.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X