Régions Boulogne-Billancourt André Moine, directeur général délégué de la SAEM Val de Seine Aménagement

« Le développement durable intégré dès la conception du projet urbain en 2004 »

Mots clés : Développement durable

A travers la brochure « Ile Seguin-Rives de Seine, le développement durable en actions », la SEM dirigée par André Moine tend à démontrer que le nouveau quartier en construction sur les anciens terrains Renault est un véritable écoquartier.

– Pourquoi avoir rédigé la brochure « Ile Seguin-Rives de Seine, le développement durable en actions » (1) ?

Dès la conception du projet urbain en 2004, bien avant que fleurissent tous les « écoquartiers » d’aujourd’hui, nous avons intégré un certain nombre de dimensions du développement durable dans le projet urbain. Cet ouvrage nous permet de présenter nos actions dans ce domaine. Nous considérons que nous avons toujours été en avance sur la réglementation, même si, aujourd’hui, elle tend à nous rattraper.

– Quelles sont les caractéristiques du nouveau quartier Ile Seguin-Rives de Seine ?

Nous avons, par exemple, mis en place un réseau de chaud et de froid auquel tous les bâtiments déjà livrés sur la ZAC Seguin-Rives de Seine sont raccordés. A terme, la part d’énergies renouvelables de ce réseau atteindra 65 % contre 35 % aujourd’hui. Ainsi, sur le Trapèze Est, qui reste à construire, nous envisageons de recourir à la géothermie de faible profondeur. La gestion de l’eau a aussi été pensée très en amont. Les eaux de pluie sont collectées séparément. Les eaux claires sont retenues au maximum sur place puis l’excédent est acheminé par un système de noues vers le parc où il est stocké dans un bassin pour l’arrosage. Les eaux chargées (issues des zones circulées) sont dépolluées avant d’être rejetées dans la Seine.

– Le parc, justement, constitue l’un des dispositifs clés de la gestion des eaux pluviales…

Il a été conçu pour pouvoir absorber les débits d’orages grâce à un système de fossés qui se mettent en eaux et révèlent une géographie d’îles en cas d’orages ou de crues. Les parkings souterrains sont également inondables et peuvent jouer le rôle de bassin de stockage. Outre son rôle dans la gestion de l’eau, le parc a aussi été imaginé par le paysagiste Olivier Philippe (agence Ter) pour favoriser la reconstitution d’une niche écologique.

– Pourquoi le premier thème développé dans l’ouvrage est-il celui de la mixité ?

Je pense que de ce point de vue là, l’aménagement des terrains Renault est assez exemplaire. L’opération a été découpée en macrolots qui représentent chacun une constructibilité moyenne de 35 000 m2. Dans chacun des îlots, on retrouve du bureau, du logement (2/3 de logement libre et 1/3 de logement social), des commerces et au moins un équipement public. Par ailleurs, les espaces verts sont très généreux et très variés dans leur échelle et leur usage, du jardin intérieur d’îlot au parc de 7 ha.

– Comment avez-vous travaillé avec les promoteurs ?

Dès 2004, nous leur avons imposé un cahier des prescriptions techniques et environnementales en plus du cahier des charges urbaines et architecturales. En matière de consommation énergétique des bâtiments, nous avons toujours exigé plus que la norme en vigueur et nous continueront dans ce sens. Sur le Trapèze Est, nous voulons inciter les promoteurs à travailler en deçà du niveau BBC. Notre objectif : des immeubles très économes plutôt que bardés de dispositifs de production d’énergies renouvelables. Le cahier des prescriptions techniques et environnementales met aussi l’accent sur la gestion des eaux pluviales en limitant les rejets des parcelles privées vers les espaces publics.

– Qu’en est-il de la desserte par les transports en commun ?

Nous avons réactivé le dossier de transport en commun en site propre qui doit relier le tramway T2 aux lignes de métro (9 et 10) dans Boulogne. Avec la création de la communauté d’agglomération Grand Paris Seine Ouest (GPSO), les conditions politiques sont réunies pour faire aboutir ce projet. Cette intercommunalité élargie et le contexte du Grand Paris font que les liaisons avec la rive gauche de la Seine deviennent une évidence. A plus long terme, la ZAC devrait être desservie par le métro automatique ou par Arc Express.

– Quelles sont les ambitions de la SAEM sur l’île Seguin ?

L’île Seguin sera une île durable, ouverte et vivante, une île où l’innovation sera mise au service du développement durable.

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(1) Disponible sur www.ileseguin-rivesdeseine.fr, Espace Services, rubrique « Téléchargements », brochure « Développement durable ».

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