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Le dernier concasseur BP38 travaille encore dans une carrière de Marseille

Mots clés : Matériel - Equipement de chantier

Carrière. Ce giratoire monumental intervient en relais ou en remplacement d’un autre concasseur, plus moderne. Ce géant traite jusqu’à 1 000 t/h de blocs pouvant atteindre 1 m de diamètre.

C’est au sein de la carrière Perasso, située à Saint-Tronc, dans l’agglomération marseillaise et appartenant depuis 1980 à Colas Midi-Méditerranée que se trouve le dernier concasseur BP38 de France. Acquise en 1964, la machine, gigantesque, correspondait aux enjeux de l’époque. « Comme dans la plupart des entreprises familiales, un tel investissement positionnait le niveau d’activité », relève Bruno Grazini, responsable d’exploitation chez Perasso. Ce giratoire a ses spécificités. D’une hauteur de 10 m, il pèse 80 t, dont 18 t rien que pour son arbre pendulaire. Colossale également, la boîte à roulement est constituée de billes de 1 m de diamètre ! Le BP38 peut traiter 1 000 t/h de matériaux et absorbe des blocs de 1 000 mm. La machine, nichée dans une fosse en forme de dent creuse au cœur de la carrière, a longtemps été utilisée en primaire. « Aujourd’hui, le BP38 intervient en relais d’un autre concasseur : le C160. Le déplacement de l’extraction a nécessité de s’adapter. Les engins apportent les matériaux 0/1 000 dans le C160 qui les réduit en 0/300 et les envoie via un convoyeur courbe, long de 1 km, vers le BP38. Lequel, même en secondaire, reste équipé d’un scalpeur. « La machine est ménagée ; elle travaille moins que ses capacités initiales », note Nicolas Galland, chef du centre de Saint-Tronc. Sauf quand le C160 est arrêté pour des opérations de maintenance. Dans ce cas, ce bon vieux BP38 reprend sa place de primaire et reçoit directement les tombereaux. Si aujourd’hui la plupart des concasseurs utilisés dans les carrières s’avèrent d’une taille inférieure, facilement transportables et remplaçables, le BP38 conserve ses atouts : « C’est un outil très solide, qui ne réclame pas d’entretien, ni de réparation, ou très peu. D’autant qu’il est peu sollicité puisque l’essentiel du travail se fait en amont. » La dernière grosse réparation a eu lieu en 2005 lorsqu’il a fallu changer l’arbre, mais alors l’arrêt de production a duré trois semaines. Côté maintenance, le graissage se fait manuellement, une fois par semaine, et dans sa globalité, une fois par mois, alors qu’aujourd’hui cette tâche se fait automatiquement sur les autres machines. Et à l’avenir ? « Nous avons encore des pièces de rechange, notamment un arbre d’avance, mais au-delà, il n’est pas certain qu’en cas de casse, cela soit rentable de remettre le BP38 en état », conclut Bruno Grazini.

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