Régions Calvados

Le département optimise son patrimoine immobilier

Mots clés : Bâtiment d’habitation collectif - Bâtiment d’habitation individuel - Conservation du patrimoine - Education - ERP sans hébergement - Gestion et opérations immobilières - Gestion immobilière - Transport collectif urbain

490 M€ Montant des investissements dans les lycées par la région Normandie entre 2017 et 2022.

+ 89 % Hausse des réservations de logements collectifs neufs sur la ville de Lille en 2016.

5,5 M€ Montant budgété par le département du Nord pour les travaux du métro de la métropole lilloise pour 2017.

Réalisé entièrement en interne, le plan pluriannuel de stratégie immobilière du département du Calvados porte de gros fruits : loyers allégés de 800 000 euros, 3 millions d’euros bientôt récoltés grâce à la vente de bâtiments et 3 millions d’économies sur la rénovation du siège. « Nous avons un patrimoine important et diversifié d’environ 600 000 m2 (240 000 m2 hors collèges), dont la moitié n’est pas utilisée par nos services. Nous louons aussi des bâtiments, ce qui fait environ 200 bâtiments à gérer », résume Maud Dauphinot, adjointe à la directrice générale adjointe finances et moyens du département du Calvados.

Pour optimiser la gestion de ce patrimoine, le conseil départemental a mené dans un premier temps un audit poussé sur les bâtiments accueillant ses services. « Nous avons créé notre propre grille d’évaluation avec des fiches comportant une cinquantaine de critères, puis visité plus de 150 sites », assure l’adjointe à la directrice générale. Le travail de fourmi réalisé de 2015-2016 s’avère largement payant. « En travaillant tous ensemble, nous nous sommes aperçu qu’il y avait largement moyen d’optimiser l’utilisation de nos locaux, notamment ceux du centre-ville de Caen, et qu’il était possible de vendre un bâtiment inoccupé du centre caennais qui accueillait auparavant notre service informatique. Il a été vendu 865 000 euros hors taxe l’année dernière », explique Maud Dauphinot.

Vente des sites non indispensables. Une trentaine de locations, dont deux dans le centre de la ville, vont aussi être résiliées. Pour accueillir les agents en leur offrant de meilleures conditions de travail, le bâtiment de la place Félix-Eboué va être restructuré. « Les travaux seront vite rentables. Cette restructuration va nous permettre une économie directe de 800 000 euros de loyers par an jusqu’en 2022 », détaille-t-elle. La collectivité devrait par ailleurs vendre rapidement une douzaine d’autres bâtiments, dont plusieurs en centre-ville de Caen. L’un d’entre eux, situé place du Canada, va être revendu environ 1,5 million d’euros, et un autre abritant les services culturels sera revendu autour de 1 million. Tribunaux vides, châteaux, fermes… le département a aussi pour objectif de vendre tous ses sites non indispensables. « Nous travaillons avec les communes pour monter des projets. Par exemple un appel d’offres va être lancé avec Caen en 2018 pour le tribunal », illustre Maud Dauphinot.

La collectivité a également renégocié les loyers de plusieurs bâtiments, avec des baisses allant de 30 à 40 %. La fusion de deux centres techniques routiers et la reconstruction d’un bâtiment pour les accueillir devraient offrir un gain de 10 000 euros par an. « Savoir qu’il reste de la place dans nos bâtiments a permis de supprimer un étage au projet de rénovation du siège, soit une économie de 2 à 3 millions d’euros », continue Maud Dauphinot. Ces économies vont permettre de dégager de l’autofinancement pour investir 22,2 millions d’euros sur les bâtiments centraux jusqu’en 2020, avec un retour sur investissement estimé à moins de vingt ans. Quinze autres millions seront consacrés aux bâtiments techniques sur la période 2018-2024.

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